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Les sacs plastiques auront une 2e vie en Gaspésie

Publié le 27 novembre 2020 à 17:19, modifié le 27 novembre 2020 à 17:19

Par: Louis-Philippe Arsenault

Les sacs de plastique auront bientôt une seconde vie en Gaspésie. C’est ce que souhaite la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles, qui veut les réutiliser pour en faire de l’asphalte ou du mobilier extérieur.

Après le verre, qui est transformé et réutilisé à 100%, La Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles s’attaque maintenant aux sacs plastiques. Elle a fait appel à un chercheur pour évaluer les possibilités.

« Utiliser une partie des sacs plastiques qu’on met en petite palette et qu’on déchiquette et qu’on pourrait introduire dans la préparation de l’asphalte. Ça, c’est la première option, et la deuxième option, c’est d’utiliser ce plastique-là, encore une fois, déchiqueté, mis en petites granules ou palettes, et introduit dans la fabrication d’objet comme des bancs, des dalles », explique Nathalie Drapeau, directrice de la Régie de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie.

Malgré l’implantation des sacs réutilisables, Mme Drapeau ne constate pas de diminution des plastiques souples au Centre de tri. En trois ans la Régie intermunicipale a accumulé plus de 300 tonnes de sacs de plastique provenant uniquement des MRC Rocher-Percé et Côte-de-Gaspé. Depuis ce temps, ces ballots sont entreposés ici.

« Au Québec il n’y a pas beaucoup de marchés d’accueil pour ce type de matière là, il y a très très peu d’acheteurs, voir pas du tout », souligne Mme Drapeau.

La Régie est maintenant rendue à l’étape du projet pilote et la ville de Percé a décidé d’y participer à l’occasion de l’aménagement de sa nouvelle rue commerciale. La préparation d’asphalte muni de plastique sera utilisée sur un tronçon de 170 mètres.

« C’est un projet avant-gardiste, et puis ça permet de réaliser un projet municipal qui, on estime, devait se faire. On espère qu’avec cette technologie, cela va permettre à Percé de rayonner.  Que ce soit au niveau national et puis même au niveau international », indique le directeur général de la Ville de Percé, Jean-François Kacou.

Et les coûts sont aussi avantageux, comme l’ont prouvé les tests réalisés en Nouvelle-Écosse

« L’expérience a montré qu’on pouvait aller chercher jusqu’à 8% de réduction au niveau des coûts en matière d’acquisition de bitumes, puisqu’on remplace le lien bitumineux par du plastique directement dans l’asphalte », mentionne M. Kacou.

Reste à évaluer si cette matière plus  écoresponsable est aussi durable.