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Les paramédics lancent un appel d’urgence

Publié le 29 juillet 2019 à 16:43, modifié le 29 juillet 2019 à 16:48

Par: Etienne Malouin

La Fraternité des paramédics du Rocher-Percé lance un cri du cœur à la ministre de la Santé, pour abolir les horaires de faction à Grande-Rivière. Les ambulanciers doivent être disponibles 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Ce qui selon les paramédics, augmente considérablement les délais de réponses lors d’appel d’urgence.

Les horaires de factions. Une méthode qui est révolue selon les paramédics de la Fraternité du Rocher-Percé. Avec ce système, les ambulanciers de garde 7 jours sur 7, 24h sur 24, doivent se tenir à maximum 5 minutes de la caserne. Mais généralement, ça retarde les temps de réponses d’une quinzaine de minutes, ce qui peut faire toute une différence quand la vie de quelqu’un est en danger.

« En cas d’arrêt respiratoire, s’il n’y a pas des manœuvres et un choc donné en moins de 10 minutes, les chances de survie du patient sont quasi nulles », mentionne le vice-président de la Fraternité des paramédics du Rocher-Percé, Guillaume Desbois.

C’est déjà depuis  plusieurs années que les paramédics demandent le remplacement des disponibilités par un horaire à l’heure où les ambulanciers seraient toujours dans leur camion. Mais la partie patronale juge que ceci risquerait de causer une pénurie de personnel.

« Comme j’ai expliqué à plusieurs reprises au paramédics des deux secteurs, le seul moyen, le seul avenu que l’on voit pour transformer les horaires c’est la main d’œuvre.  Un jeune de 22 ans qui vient de la grande région de Québec ou de l’Estrie, il aime mieux rester chez lui à temps partiel que de s’en venir en Gaspésie à temps complet», explique Franckie Levesque, directeur des opérations en Gaspésie pour la compagnie ParaXion.

Mais pour les  ambulanciers, l’horaire de faction met en danger les citoyens.

« Ils ont peur qu’il y ait des ruptures de services. Mais présentement, nous considérons que l’horaire de faction est beaucoup plus dangereuse qu’une rupture de service occasionnelle », explique le vice-président de la Fraternité.

Une lueur d’espoir est apparue en avril 2018 alors que l’ancien ministre de la Santé sous le gouvernement libéral, Gaétan Barette, avait autorisé la fin des horaires de faction. Mais depuis, rien n’a évolué.

« Nous en sommes rendu que nous avons besoin de l’aide de la ministre de la santé actuelle. Qu’elle s’occupe du cas de l’horaire de faction à Grande-Rivière. La conversion a été annoncé mais il y a un retard qui est cumulé depuis plus d’un an », précise Guillaume Desbois.

La Fraternité des paramédics du Rocher-Percé souhaite que la ministre Daniel McCann entende leur appel. Pour les ambulanciers, la principale victime du maintien de l’horaire de faction reste le citoyen.