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Les paramédics de Bonaventure veulent du changement

Publié le 3 juin 2020 à 17:09, modifié le 3 juin 2020 à 21:19

Par: Patrick Giguère

La compagnie ambulancière Paraxion et la section locale du FTPQ exigent au CISSS de la Gaspésie de modifier le point d’attente du véhicule ambulancier de Bonaventure. Un changement nécessaire pour préserver la santé physique et mentale de ces anges gardiens.

Les paramédics de Bonaventure n’en peuvent plus de devoir rester confinés dans le véhicule ambulancier pendant de longues heures sur le coin d’une rue en attendant de répondre à un appel d’urgence. « Être dans un véhicule pendant 12 heures de temps ce n’est pas quelque chose qui est plaisant parce qu’on n’a pas d’espace pour les jambes, on n’a pas d’espace pour bouger. Après ça l’été, il fait chaud l’air climatisé ne fournit pas toujours comme lors des grosses journées de soleil comme la semaine dernière. L’hiver, il fait froid, l’air entre dans l’ambulance»,mentionne Carl Gaucher-Gagné, paramédic et président du Syndicat local de Paspébiac et de Bonaventure.

Les paramédics doivent être positionnés dans des endroits stratégiques de la ville puisque leur point de service situé sur la route Forest se trouve à plus de 500 mètres de leur zone de couverture.

Alors que l’équipe effectue de deux à trois transports médicaux quotidiennement,Paraxion, l’entreprise ambulancière qui couvre ce secteur ainsi que le syndicat FTPQ, demandent au CISSS de la Gaspésie de déplacer le point d’attente à la caserne. Ce qui permettrait d’offrir une meilleure qualité de vie aux professionnels de la santé, mais aussi de bonifier la couverture ambulancière dans les villages de Saint-Siméon et de Caplan.« On demande au CISSS avec l’aide du Centre de communication santé d’observer les délais de réponse, donc pour voir sur une période X exemple de trois ou six mois si les équipes sont dans la mesure de répondre dans la minute.Et si l’expérience est favorable, on demanderait que le retour en caserne soit officialisé» explique Mathieu Lévesque, superviseur des opérations provincial chez Paraxion.

D’ici à ce que la situation soit rétablie, les paramédics n’ont pas l’intention de faire des heures supplémentaires.« C’est un moyen de dire ça suffit et on veut que les choses bougent, ça fait des années qu’on nous dit qu’on va régler le problème et ce n’est pas réglé»,ajoute André Tremblay-Roy, le vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec,section locale 592.« On est tous tannés de cette situation et on ne veut plus faire de temps supplémentaire tant que ça ne soit pas réglé», renchéri monsieur Gaucher-Gagné.« Le véhicule ambulancier est quand même grand et prend de l’espace alors on empiète certains espaces de futurs clients de commerces, alors on n’est pas nécessairement le bienvenu. En plus, on doit laisser le moteur fonctionner 24 heures sur 24 donc ça crée beaucoup de pollution.En 2020, avec les changements climatiques, je ne pense pas que ce soit une bonne initiative»fait remarquer le paramédic.

Par courriel, le CISSS de la Gaspésie confirme que des discussions ont été entamées avec Paraxion pour trouver des solutions, mais n’émettra pas de commentaires supplémentaires pour le moment.« Nous ce qu’on demande c’est simple et ça ne coûte rien à personne. On veut simplement retourner à la caserne pour notre santé et pour mieux desservir notre territoire et le territoire de Saint-Siméon et Bonaventure», conclu monsieur Gaucher-Gagné.