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Les niveaux regroupés font leurs preuves à l’ÉCSJ

Publié le 9 octobre 2019 à 14:22, modifié le 9 octobre 2019 à 16:09

Par: Jacob Cassidy

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick pourrait éliminer les niveaux scolaires dès l’an prochain en maternelle, première et deuxième année. Voilà une des propositions soumises dans un livre vert par le ministre de l’Éducation Dominic Cardy. Si cette idée a reçu un accueil mitigé, elle n’est pas complètement étrangère à l’École communautaire Saint-Joseph.

Ça bourdonnait ce matin dans la ruche… C’est le nom donné à la classe des maternelles, premières et deuxièmes années de Saint-Joseph-de-Madawaska.

«L’enseignement de grand groupe est beaucoup moins présent qu’elle l’était avant et ce qu’on a c’est plutôt des enseignements par cliniques, par petits groupes», explique le directeur Daniel Martin.

Sans éliminer les niveaux, comme le propose le ministre, l’école a assoupli ses milieux d’apprentissage. L’établissement de 83 élèves composait chaque rentrée avec des classes multiâges. «D’une année à l’autre ce n’était jamais les mêmes niveaux qui étaient jumelés», explique M. Martin. Selon lui, cela créait une forme d’incertitude auprès du personnel.

L’an dernier, les enseignants ont suggéré de changer les façons de faire.«Ils sont arrivés avec l’idée de toujours être deux enseignants avec trois niveaux d’enseignement, comme cela ils pouvaient se partager des tâches», relate-t-il.

«C’est comme du team teaching, tu as deux enseignants qui travaillent ensemble. Mais les élèves, de leur côté, on répond à leurs besoins. On travaille plus à leur rythme», affirme la directrice générale par intérim du DSFNO, Louise Morin.

La transition s’est fait naturellement grâce à ce qui a été bâti sur plusieurs années. «C’est sûr que ça ne se fait pas de même. Ça prend une culture de collaboration dans l’école», précise le directeur.

Le livre vert bien accueilli au DSFNO

Le gouvernement invite la population à se prononcer sur le contenu du livre vert rédigé par le ministre. Au DSFNO, on constate que celui-ci tend à donner plus de liberté aux enseignants. «Le livre vert nous amène à voir le fait qu’on doit changer, on doit s’améliorer, on doit cheminer, mais en éducation on fait ça constamment», commente Mme Morin.

On ignore encore comment seront mises en œuvre ses propositions. La transition pourrait s’avérer beaucoup plus douce qu’on peut l’imaginer. «Il y a plein de ces mesures-là ou des idées qui sont soulevées dans le livre vert que dans les écoles on fait déjà», partage la directrice générale par intérim.

Les enseignants sont conviés à un sommet sur l’éducation la semaine prochaine. Ils pourront donner leur avis sur la couleur que prendra le système dans les années à venir