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La COVID-19 a fait un premier mort en Gaspésie ce samedi. Il s’agit de Gustave Joseph, un homme qui logeait au manoir du Havre à Maria et qui était hospitalisé en raison du coronavirus, rapporte sa petite-nièce, Kim Arsenault Joseph.

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Les Gaspésiens et Madelinots sont de plus en plus endettés

Publié le 21 février 2020 à 14:49, modifié le 21 février 2020 à 16:54

Par: Patrick Giguère

Le nombre de cas d’insolvabilité est en hausse en Gaspésie et aux Îles. Les chiffres sont 9 % plus élevés par rapport à l’an dernier. Les Gaspésiens et Madelinots sont-ils trop endettés ?

La situation financière des Gaspésiens et Madelinots va de mal en pis. En un an, le nombre de dossiers en insolvabilité est passé de 453 à 495.«On a vu une augmentation des dossiers, une quarantaine de dossiers ce qui représente à peu près 9,3 % », soutient Annie Savard ,administratrice chez Ginsberg Gringras.

Dans les plus récentes données du Bureau du surintendant des faillites, on peut observer que les consommateurs de la région prennent davantage des arrangements avec leurs créanciers.«On s’assure qu’en passant par une proposition que les créanciers reçoivent un peu plus de sous finalement, que dans une faillite souvent dépendamment des dossiers toujours, mais ça démontre quand même une volonté des débiteurs d’offrir un certain règlement, pis de ne pas juste se débarrasser de leurs dettes », ajoute madame Savard.

Comment se fait-il que des centaines de Gaspésiens et Madelinots voient leur santé financière entachée? «C’est sûr que le marché de la Baie-des-Chaleurs, c’est un marché de travailleurs autonomes, de travailleurs saisonniers. C’est souvent des gens qui vont être à la merci un peu de leurs chiffres d’affaires et des provisions qu’ils ont pris au niveau du gouvernement au niveau de l’impôt et également au niveau du retard de paiements de leurs clients. Pour les travailleurs saisonniers, c’est souvent un problème de planification», explique Stéphane Gauvin,associé chez Raymond Chabot Grant Thornton.

L’associé de la firme Raymond Chabot Grant Thornton ajoute qu’il vaut «mieux analyser avant d’acheter, donc avant d’acheter un bien ou un service, bien de prendre le temps de regarder est-ce qu’on a la capacité de rembourser. Et bien analyser tout ce qui est taux d’intérêt avant de signer un contrat.»