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Les délais d’attentes et les prix des véhicules explosent

Publié le 20 mai 2022 à 15:17, modifié le 20 mai 2022 à 15:17

Par: Roxanne Bisson

L’achat d’un véhicule devient un véritable casse-tête alors que la pénurie de voitures neuves paralyse les concessionnaires de la région. Au même moment le prix des véhicules usagés explose.

La pénurie de véhicules neufs continue de sévir au Québec. Chez des concessionnaires de New Richmond, les délais s’allongent et le retard s’accumule. André Leblanc, co-propriétaire de Ford et Subaru New Richmond, rapporte que la situation s’est empiré :

« L’an passé, c’était déjà difficile, mais on se disait que le pire était derrière nous, mais finalement en 2022, c’est clairement pire. Le domaine automobile est en retard dans toutes les marques confondues. Donc nous y compris, on est en retard sur l’année passée, qui est en retard sur 2020. »

 

Les causes de cette pénurie sont nombreuses. Il y a la hausse de la demande, les retards causés par la pandémie, la difficulté d’obtenir des pièces. À tout cela s’ajoute maintenant la crise de la main d’œuvre. « On a un problème possiblement avec les camionneurs, les compagnies de transport ont un manque d’effectifs, de chauffeurs. Ce qui fait que le stock rentre un peu moins vite que prévu », explique Pascal Poirier, le propriétaire chez A.P. Chevrolet Buick GMC

 

Alors que les défis sont déjà nombreux, les consommateurs font aussi face à une pénurie de véhicules usagés. « C’est sûr que si on ne vend pas de véhicules neufs on n’aura pas de véhicules usagés. C’est un produit qui tourne et souvent le client va arriver avec un acheteur pour son usagé. », M. Poirier.

 

Conséquence, le prix des automobiles d’occasions explose. Statistique Canada rapporte une hausse de près de 25 %. Et ce, sans compter les taux d’intérêt. Selon M. Poirier, les prix sont beaucoup trop élevés : « En mai les banques ont toutes augmenté leurs taux d’intérêts, ce qui fait que quand on arrive à proposer des véhicules aux clients qui sont payés trop cher à cause du marché, a un taux de financement 2 % plus élevé que le mois passé, ben ça le fait pas. »

 

Le seul point positif qui se dégage de cette situation, c’est la valeur de revente des véhicules. Pour Robert Poëti, PDG de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec, c’est du jamais vu :

« Si vous achetez votre véhicule et décider de le revendre vous allez avoir beaucoup plus d’argent pour votre véhicule, parfois deux, trois, quatre, cinq, six mille dollars de plus. On voit ça actuellement, une équité positive. De ma vie à moi, je n’ai pas vu ça. Il y a souvent des équités négatives ».

 

En attendant, il faudra travailler sa patience.