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Les classes extérieures de plus en plus populaires

Publié le 24 octobre 2018 à 13:10, modifié le 25 octobre 2018 à 09:41

Par: Jacob Cassidy

De plus en plus d’enseignants du Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick décident de déplacer leur classe en nature quelques heures chaque semaine. La région pourrait d’ailleurs devenir une référence en la matière. Cette pratique permet entre autres aux élèves d’apprendre tout en s’amusant.

Ce n’est pas la température froide qui a empêché la classe de maternelle, première et deuxième année de Saint-Joseph de sortir à l’extérieur mercredi matin. Cette pratique est de plus en plus courante.

«Quand je prends mes programmes d’étude, je lis mes objectifs et je me questionne. Est-ce que je peux faire ça dehors? Comment je vais le faire? C’est une petite adaptation mais ce n’est pas difficile», partage une des enseignantes, Tina Landry.

L’école dispose d’un aménagement extérieur en pleine forêt qui favorise ce type de pratique. «Un sentier avec des lettres de l’alphabet où les enfants apprennent le vocabulaire, développent au niveau de la littératie, lecture, écriture», explique la présidente du projet de Centre de formation en pédagogie environnementale, Michelle Thibault.

«Ça permet de connecter les enfants un peu plus avec la nature. Je crois aussi que ça les calme parce que je vois la différence quand j’arrive dans l’école», témoigne Mme Landry.

L’enthousiasme des élèves est sans équivoque.«Il y a plus de choses à s’amuser. Il y a plus d’arbres et on peut apprendre de nouvelles choses», partage Élodie Gagnon, 5 ans.

La pratique ne se limite pas à Saint-Joseph. Les élèves e sixième année de l’école Notre-Dame étaient aussi à l’extérieur aujourd’hui. «On a comme un mouvement, ici au Nord-Ouest, de pédagogie environnementale, affirme Mme Thibault. Le but ultime c’est d’avoir un centre de formation en pédagogie environnementale ici à Edmundston.»

Il s’agirait du seul centre de ce type dans l’est du Canada. Il permettrait de former des enseignants de partout dans la province. «On a besoin d’avoir des élèves qui vivent la pédagogie environnementale tous les jours, pour toute leur scolarité de la maternelle à la huitième année pour démontrer les apprentissages que ces enfants-là vont faire», explique-t-elle.

Une première cohorte, où l’objectif serait d’être toujours à l’extérieur, pourrait voir le jour dès la prochaine rentrée. Le programme serait offert par une école déjà existante de la région. Il sera toutefois ouvert sur un site complètement distinct.