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Les centres pour femmes vivant de la violence débordent

Publié le 28 novembre 2017 à 16:20, modifié le 28 novembre 2017 à 16:35

Par: Stéphanie Collin

Depuis le 25 novembre, une campagne provinciale pour éliminer la violence envers les femmes est débutée au Québec. Les 12 jours d’actions permettent de rappeler que la violence conjugale est bien présente. Cette approche vise à sensibiliser la population, mais aussi à interpeller le gouvernement car les besoins sont criants. En Gaspésie, plusieurs centres d’hébergement débordent.

La maison d’hébergement L’Aid’Elle à Gaspé a connu un taux d’occupation de 130% cet été, empêchant à certains moments d’accueillir des femmes demandant de l’aide.

«Ce qu’on a vu, par exemple, ce sont des femmes qui vont continuer de vivre la violence conjugale en attendant d’avoir une place en maison d’hébergement chez nous, plutôt que de quitter. Cette situation va durer plus longtemps et évidemment va avoir des conséquences plus importantes sur leur vie», mentionne Marie-Noël Marcoux, directrice, maison d’aide et d’hébergement, L’Aid’Elle.

Pour un organisation comme la maison d’hébergement à Gaspé, l’augmentation du taux d’occupation rime avec des frais beaucoup plus grand. Ce qu’on demande, c’est entre autres un rehaussement des subventions pour être en mesure d’optimiser les services et qui pourraient aussi permettre d’offrir davantage de place d’hébergement.

Quand la maison L’Aid’Elle déborde, les responsables tentent de localiser les femmes dans d’autres centres.

« Cependant, les maisons d’hébergement vivent les mêmes réalités que nous. Souvent, elles ont des taux d’occupation élevés et non pas nécessairement de place», explique Marie-Noël Marcoux.

C’est aussi le cas à la Maison Blanche Morin de Pabos.

«On doit référer des femmes des fois à l’extérieur de leur milieu. C’est dérangeant pour les enfants, les relocaliser dans d’autres écoles, les habitudes de vie, le travail…» mentionne Hélène Vandette, directrice de la Maison Blanche Morin.

 

La campagne de 12 jours d’actions pour éliminer la violence envers les femmes se déroule jusqu’au 6 décembre. Cette campagne vise à  sensibiliser la population, mais aussi le gouvernement à cette réalité et aux nombreux besoins.

«De plus en plus besoin d’interventions psychosociales. On doit développer nos expertises avec les enfants, les problématiques avec la toxicomanie…» dit Hélène Vandette.

Aline Clavet, intervenante sociale à L’Aid’Elle était justement à la Place Jacques-Cartier mardi pour parler ouvertement de violence conjugale.

«On amène les femmes aussi à vouloir dénoncer. On s’aperçoit que dans nos refuges, dans nos maisons d’hébergement, que plus la sensibilisation est faite, plus les femmes vont prendre les services aussi offerts par les maisons d’hébergement», dit-elle.