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Les acériculteurs du Nouveau-Brunswick veulent se faire entendre

Publié le 14 janvier 2022 à 11:20, modifié le 14 janvier 2022 à 17:09

Par: Mickael Robitaille

Au Nouveau-Brunswick, les producteurs de sirop d’érable s’impatientent. Ils réclament depuis deux ans un meilleur accès à la forêt pour accroître leur production.

Les négociations entre l’Association acéricole et le gouvernement provincial sont au point mort.

Ils étaient près d’une centaine d’acériculteurs venus de partout dans la province pour manifester à Saint-Quentin. Ils demandent à Fredericton de pouvoir obtenir 12 000 hectares supplémentaires afin d’augmenter la production de sirop d’érable. «  La province compte 3 millions d’hectares, présentement on appartient 14 000 hectares. Ça représente moins de 0.05% » , explique Jean-François Laplante Président de l’AANB et producteur de sirop d’érable.

Ils déplorent que gouvernement ait coupé les discussions. « Ça fait 2-3 ans qu’on travaille très fort avec le gouvernement pour développer ces hectares-là. Depuis quelques mois c’est le silence total, on n’a plus de communication avec le ministère et on veut faire bouger les choses, la demande du produit est là ça fait qu’on veut faire bouger les choses. » , affirme Marco Martin,  directeur de l’AANB et producteur.

Avec la demande grandissante en sirop d’érable on craint même de ne pas pouvoir fournir à la demande. « On est à la croisée des chemins, il y a une grande croissance dans l’industrie. On s’en va probablement vers une pénurie de sirop tellement que le marché va bien, il serait temps que ça aboutisse » , mentionne Jean-François Laplante.

Avec la demande grandissante en sirop d’érable on craint même de ne pas pouvoir fournir à la demande.  « On est à la croisée des chemins, il y a une grande croissance dans l’industrie. On s’en va probablement vers une pénurie de sirop tellement que le marché va bien, il serait temps que ça aboutisse » , explique M. Laplante

La situation pourrait avoir un impact à la hausse sur le prix du sirop.  « Malheureusement c’est toujours ça qui se passe, c’est toujours le consommateur qui paye, mais qu’est-ce qui se passe c’est que le délai entre le consommateur et le producteur, souvent il y a quelques années de délai avant que les producteurs en reçoivent les bénéfices » , explique Marco Martin, directeur de l’AANB et producteur.

L’accès à ces hectares supplémentaires contribuerait à la création d’emplois. « On doublerait notre production, on aurait des répercussions de presque 50 à 70 millions annuellement avec 12 000 hectares. » Éric Caron, vice président de l’AANB et producteur.

Dans une déclaration écrite, le ministère des Ressources naturelles répond qu’il évalue la demande des producteurs par rapport aux autres utilisations possibles des terres de la Couronne. Fredericton rappelle qu’il a approuvé l’expansion de 4400 hectares en 2015 et que les effets commencent à se faire sentir.