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Le vrac a la cote

Publié le 8 juillet 2020 à 17:32, modifié le 8 juillet 2020 à 17:48

Par: Antoine Pelland-Ratté

Des commerçants de produits biologiques du Nouveau-Brunswick affirment que l’engouement pour leurs commerces est en hausse. Ils ont vu leur chiffre d’affaires exploser durant la période de confinement.

Cette épicerie de Petit-Rocher, appelée ECO2, a ouvert ses portes il y a environ un an, offrant pour la première fois aux habitants de la région Chaleur des produits biologiques en vrac. Pour cet entrepreneur, la COVID-19 a été bénéfique, puisque son chiffre d’affaires a augmenté de 50 %.

«Les gens ont vraiment changé leurs habitudes de consommation. Les gens de Petit-Rocher soutiennent vraiment l’économie locale», remarque le propriétaire Christophe Couverchel. «Comme ils cuisinent chez eux, ils ont réappris peut-être à consommer des produits de première nécessité qu’il fallait faire soi-même. Notamment, ils ont beaucoup appris à faire du pain. À un moment donné je crois que la deuxième ou troisième semaine de confinement, j’ai été dévalisé de farine.»

Il affirme que ses clients, de tous les âges, sont prêts à franchir de longues distances pour acheter ses produits, en espérant soutenir l’économie locale et limiter la pollution.

«Et bien c’est important et surtout pour soutenir le marché local. Moi personnellement, c’est la première place que je connais. Je ne connaissais aucun autre endroit comme ça ici, explique une cliente. En achetant nos propres produits et en faisant nos propres recettes on sait qu’est-ce qu’on mange et quel produit qu’on utilise.»

Rares sont les commerces comme celui-ci dans la région. Le plus près se situe à Tracadie, et il se nomme «Le Grain de Blé». Cette boutique, qui offre divers produits naturels et locaux, est également plus achalandée qu’à l’habitude. Selon la propriétaire, Liette Holmes, les clients sont maintenant plus curieux.

«Les gens sont beaucoup plus au courant. Ils vont beaucoup plus lire les étiquettes, les ingrédients. Ils veulent savoir d’où ça vient, soutient-elle. Il y a un certain éveil au niveau achat local, puis je trouve que c’est bien. On le voit plus. On voit que les gens veulent supporter les petites PME. Je pense que c’est important surtout avec la pandémie.»

Le Grain de Blé fête cette année ses 40 ans. Les deux commerces s’entendent bien sur une chose : il y a un besoin dans la région pour d’autres commerces comme le leur.