Le saumon revient en hausse dans la rivière Malbaie
Publié le 22 juillet 2025 à 15:39, modifié le 22 juillet 2025 à 15:39
Après un creux historique en 2024, le saumon est de retour en hausse dans la rivière Malbaie. En date d’aujourd’hui, le nombre de montaisons représente le double de l’année précédente, ce qui redonne espoir aux pêcheurs.
« 1, 2, 3, 4! », compte Marc-André Lussier, président de Saumon Rivière Malbaie. « Tout à l’heure, on en a compté huit. C’est bon signe », dira-t-il plus tard.
Le sourire revient sur les visages des membres de l’association. En 2024, l’organisation connaissait sa pire saison depuis qu’elle fait des montaisons de saumon.
« L’année passée, on a fini l’année avec 111, puis on est déjà rendu à 145. Donc on pense bien, on espère pouvoir doubler ce qu’on a eu l’an passé. C’est parti pour ça en tout cas », indique M. Lussier.
Chaque jour, l’organisation réalise des montaisons au barrage de l’usine Domtar de Clermont. Cette année, il y a plus de petits saumons, ce qui signifie qu’il se reproduit.
« Les saumons arrivent dans une cage. On va relever la cage deux à trois fois par jour. On va amener les saumons justement ici, au tuyau, qui nous permet de remettre à l’eau », décrit Marc-André Lussier.
La chute drastique du saumon dans les rivières du Québec ne s’explique pas encore très bien. Mais Saumon Québec soupçonne qu’elle soit reliée à la pêche commerciale dans le golfe du Saint-Laurent. « On croit que peut-être, peut-être qu’il se ramasse autre chose que du caplan et du hareng », soulève le président de Saumon Rivière Malbaie, membre de la fédération.
Moins de saumons veut dire aussi moins de revenus pour l’association. En un an, l’équipe est passée de sept à trois employés. « Nos fonds sont fonction du nombre de pêcheurs. Cette année on a moins de pêcheurs. Ça se comprend parce qu’un pêcheur, avant de décider sur quelle rivière aller, il va regarder les statistiques de l’année précédente », explique M. Lussier.
Heureusement, Saumon Rivière Malbaie exploite un camping qui lui assure une sécurité financière. La saison 2025 est encourageante pour les pêcheurs, mais il faudra attendre l’année prochaine pour savoir si la hausse des montaisons est une tendance.