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Le retour du policier Marc Bouchard fait réagir

Publié le 7 mai 2019 à 15:34, modifié le 8 mai 2019 à 10:13

Par: Jacob Cassidy

La nouvelle fait énormément réagir depuis hier. Reconnu coupable d’agression sexuelle, le policier Marc Bouchard retrouvera son poste à la Force policière d’Edmundston prochainement. Son retour se fera de façon progressive.

La ville est confrontée à une situation complexe. Aux yeux du public, il y a un non-sens au fait de réintégrer un policier coupable d’une infraction. D’un autre côté, la Ville se doit de respecter la loi puisque Marc Bouchard n’a pas de dossier criminel suite à la décision du juge.

La Commission de police du Nouveau-Brunswick a tranché en faveur de son retour suite aux suggestions du chef de la Force policière d’Edmundston. «Le corps policier fait une recommandation à la Commission de police, la Commission de police valide si la proposition de règlement par rapport à la discipline est retenue, est raisonnable compte tenu des cas similaires qui ont été faits au Canada», explique le directeur général de la ville, Marc Michaud.

En juillet 2017, le policier avait obtenu une absolution conditionnelle après avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle. Il avait agrippé la fesse d’une femme en lui faisant une accolade après une soirée entre amis. L’agent a été soumis à une période de probation de 5 mois. Puisqu’il a respecté ses conditions, il n’a pas de casier judiciaire.

«On déplore qu’un membre du corps policier se soit retrouvé dans une situation comme celle-là. On déplore le fait qu’il ait été accusé, mais on a les mains liées par rapport au processus et la suite des choses, Marc Bouchard va revenir travailler dans les prochaines semaines.» – Marc Michaud, Directeur général, Edmundston

 

Les démarches ont suivi les dispositions de la loi sur la police. Sans surprise la situation fait beaucoup réagir dans la communauté.   «Quand tu représentes la loi,  tu ne serais pas supposé d’avoir des tâches», affirme une citoyenne.

«Qui sommes-nous pour blâmer les autres. Moi c’est ma question. Vivre et laisser vivre», commente un homme.

L’agent sera d’abord affecté à des tâches administratives après une suspension de 3 ans. Il pourrait éventuellement reprendre la patrouille sous certaines conditions. «C’est sûr qu’on ne veut pas exposer Marc [Bouchard], qu’on ne veut pas exposer le public à des cas qui impliquent des situations d’agressions sexuelles, par exemple. On pense que ce serait raisonnable pour la protection de l’intégrité du processus», partage M. Michaud

Reste à voir maintenant l’impact qu’aura son retour sur le climat de travail au sein du corps policier.