Le quotidien d’une mère de famille bouleversé par un trouble neurologique fonctionnel
Publié le 22 août 2025 à 16:07, modifié le 22 août 2025 à 16:07
La vie d’une mère de famille de Baie-Saint-Paul est bouleversée depuis trois mois. Andrée-Anne Tremblay est atteinte d’un trouble neurologique fonctionnel et son corps ne répond plus normalement. Elle a dû consulter à de nombreuses reprises avant d’être diagnostiquée.
17 fois. C’est le nombre de consultations qu’Andrée-Anne Tremblay a dû effectuer en seulement trois mois avant de comprendre ce qui lui arrivait.
« Ça a vraiment commencé tout d’un coup. J’ai perdu complètement l’usage de mes jambes, je n’étais pas capable de me déplacer. C’était des crises convulsives, des moments où je n’avais plus de tonus du tout, de la difficulté à me mobiliser, à parler », partage-t-elle en entrevue.
La jeune trentenaire, dynamique et positive, tenait un ménage de quatre enfants avec son conjoint. Leur quotidien a été complètement chamboulé.
« J’essaie toujours de rester forte devant mes enfants. Des fois ce n’est pas évident, voire impossible, parce qu’ils le voient aussi physiquement. Maman dansait dans la cuisine le matin en préparant le déjeuner, là maman est assise sur un tabouret pour préparer des choses très simples », évoque-t-elle, les larmes aux yeux.
Outre l’adaptation à cette nouvelle réalité, Andrée-Anne Tremblay s’est butée à un manque de considération du corps médical. À force d’insister, elle a finalement été prise en charge par une équipe de neurologues à Québec.
« J’ai été entendue en fait, parce que dans les consultations précédentes, on m’a souvent dit que c’était psychosomatique ou que c’était de la simulation de mon côté », déplore la mère de famille.
L’origine serait post-infectieuse. Plusieurs examens restent à faire, mais elle commence déjà à être soignée. Pour elle, le trouble neurologique fonctionnel gagne à être connu.
« Il y a peut-être d’autres gens qui ont ça puis qui ne le savent pas, qui sont en errance médicale, qui sont en souffrance à la maison, qui sont non fonctionnels, puis qu’ils ont juste abandonné parce que ça demande de l’énergie de se battre contre un système qui nous dit que tu vas bien, c’est dans ta tête. »
En attendant la rentrée scolaire et à la garderie, son conjoint a dû mettre son travail sur pause pour s’occuper de la famille. Une campagne de sociofinancement a été lancée pour leur venir en aide.