Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Le plein air «très» à la mode

Publié le 10 juillet 2020 à 16:53, modifié le 10 juillet 2020 à 16:53

Par: Antoine Pelland-Ratté

Trois boutiques de plein air au Nouveau-Brunswick ont vu leurs fréquentations exploser cette saison. Les propriétaires attribuent cette hausse d’achalandage à la COVID-19.

Les affaires coulent à flot à la boutique de location Kayak Péninsule, à Tracadie.  Son propriétaire, Frederick McLaughlin, remarque que sa clientèle a doublé depuis l’année dernière. Il lui est même arrivé de manquer de kayaks.

«C’est probablement à cause du confinement. Le monde est «déconfiné» présentement, puis ils ont la chance de sortir et de faire des activités dehors, songe-t-il. À force d’avoir du monde sur l’eau, et qu’un en voit un autre en faire, je pense que ce qui arrive, c’est que le monde a commencé à être curieux un peu de ce que c’était.»

Cette année, les touristes étrangers ont laissé place à une abondance de clients de la région. Si la tendance se maintient, le propriétaire compte faire l’achat de nouveaux kayaks pour subvenir à la demande de location. Il voit plusieurs possibilités de développement.

«J’avais pensé peut-être m’installer à d’autres localités dans la péninsule s’il y a des intéressés. […] Il y aurait des projets, des nouveaux projets qui auraient rapport à l’eau, en rapport à la bicyclette, n’importe quoi, je pense qu’il y a un potentiel beaucoup par ici. »

Juste à côté, le kiosque de location de vélo de la Villégiature Deux Rivières connait une augmentation d’achalandage de 25 % par rapport à l’an dernier. Le directeur de la villégiature, Martin Albert, croit que la proximité de la Véloroute aidera son service à continuer sur sa lancée. «Je pense que ça va perdurer d’année en année et on n’est rien qu’au début de la Véloroute. Elle va être de plus en plus promue et les gens vont vouloir tirer profit de ce bel atout», dit-il.

À Bathurst, la boutique d’équipements de plein air Nepisiguit River Company n’arrive pas à répondre à la demande. À défaut d’un manque d’approvisionnement, elle est régulièrement en rupture de stock.

«Depuis 1997, on n’a jamais vu ça», affirme le propriétaire, Louis-Olivier Bertin.

«Nous autres on fait affaire avec des grosses multinationales qui sont très bien organisées, mais même eux autres se sont fait prendre par surprise par la demande. On n’aurait jamais pensé au mois de mars ce que ça aurait été», ajoute-t-il.

Selon le propriétaire, ce magasin a reçu des appels du sud de la province et même de Terre-Neuve pour des kayaks. Une chose est certaine : après la période de confinement, les Néo-Brunswickois veulent profiter de la saison estivale.