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Le Nouveau-Brunswick se retire des Jeux de la Francophonie

Publié le 30 janvier 2019 à 16:08, modifié le 31 janvier 2019 à 12:51

Par: Jacob Cassidy

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé aujourd’hui qu’il se retire de l’organisation des Jeux de la Francophonie en 2021. L’explosion des coûts de l’événement qui devait avoir lieu à Moncton et Dieppe explique cette décision. Fredericton a refusé d’octroyer plus que les 10 millions de dollars déjà promis.

Josée Daigle a participé deux fois aux Jeux de la Francophonie. En 1994 comme judoka et en 2017 comme entraîneuse. «Là-bas c’était tout français. C’était vraiment beau. Être capable de voir des gens de différentes cultures, mais parler français aussi ça c’est l’affaire qui m’a émerveillé», partage-t-elle.

Au départ, 17 millions de dollars avaient été budgétés pour la tenue de l’évènement au Nouveau-Brunswick. La facture a rapidement grimpé à 130 millions. «Même à moitié prix cela aurait été une expérience que nous n’avons pas les moyens de nous payer alors que nous essayons de vivre selon nos moyens», a déclaré le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs.

Dans les dernières semaines, il a été impossible de s’entendre avec les partenaires financiers, dont Ottawa. «On n’a pas les moyens au Nouveau-Brunswick de payer 130 millions de dollars pour les Jeux de la Francophonie», partage un citoyen.

Si certains appuient cette décision, ce n’est pas le cas de tous les Néo-Brunswickois. «C’est très de valeur. Je veux dire que c’était une place pour nous autres de briller sur la scène internationale», affirme une passante.

«Je trouve que c’est un gros manque. C’est une des meilleures expériences de ma vie», affirme Josée Daigle.

Certains craignent que cette saga nuise à la notoriété de la province à l’international.  D’ailleurs la francophonie était impatiente de visiter le Nouveau-Brunswick. «On leur a donné un avant-goût de notre musique et de comment on était chaleureux au Canada et de toutes les belles choses qu’on avait à leur apporter. Je trouve ça déplorable qu’on ait pas la chance de leur montrer», ajoute la judoka.

Le Comité national des Jeux de la Francophonie garde espoir pour la 9e édition. Il poursuivra les négociations avec Ottawa, sans Fredericton.