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Le Nouveau-Brunswick connaît la plus forte hausse du prix des aliments

Publié le 28 septembre 2020 à 17:18, modifié le 28 septembre 2020 à 17:29

Par: Charles Camirand

Des chercheurs ont pu analyser des données de Statistiques Canada concernant le prix des aliments au cours des 20 dernières années. C’est le Nouveau-Brunswick qui a connu la plus forte hausse au pays.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse importante du prix des aliments au Nouveau-Brunswick. Le plus important est le transport. Les produits arrivent de loin lorsqu’ils débarquent dans la province.

«Les provinces de l’atlantique particulièrement, il n’y a pratiquement pas de transformation. Et lorsqu’il n’y a pas de transformation, on ne contrôle pratiquement rien. C’est pour ça que les prix justement pourraient fluctuer énormément d’une année à l’autre», a mentionné le Directeur du laboratoire des sciences analytiques agroalimentaire de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois.

Sylvain Charlebois remarque un clivage important depuis les 20 dernières années entre l’indice des prix à la consommation et les prix des aliments dans les données de Statistiques Canada. Une situation qui pourrait perdurer en raison de la pandémie.

«En raison de la COVID, nous, on a l’impression que ça va continuer. Donc, il y a un rattrapage, disons parce que quand même, avant 2000, la nourriture n’était pas chère là», a expliqué le Directeur du laboratoire des sciences analytiques agroalimentaire de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois.

 

Le prix élevé des denrées alimentaires est ressenti au Madawaska. Plusieurs citoyens en subissent les contrecoups : «Oui, comparé aux États-Unis, il y a une grosse différence. Dans tous les domaines de l’épicerie, les viandes, les fruits, les légumes, tout. Tout augmente, avant, on faisait une épicerie et ça coûtait bien moins cher qu’asteure là. Ça n’a pas de l’air que ça va diminuer pour ça non plus. On n’est pas parti pour ça.»

Les solutions proposées par les spécialistes visent notamment une augmentation de la production alimentaire au Nouveau-Brunswick et un partenariat avec les supermarchés.

«Il va falloir développer des partenariats avec Sobeys, et puis Loblaws parce que Sobeys et Loblaws vont alimenter probablement 85, 90% des gens au Nouveau-Brunswick», a affirmé le Directeur du laboratoire des sciences analytiques agroalimentaire de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois.