Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Le monde du spectacle en attente

Publié le 7 mai 2020 à 16:51, modifié le 7 mai 2020 à 17:22

Par: Kevin Doyle

Le monde du spectacle est toujours en attente de directives de la part du gouvernement pour une reprise des activités. Pour l’instant, les festivals sont annulés jusqu’au 31 aout, mais c’est toujours le flou concernant les salles de spectacles qui demandent que leur saison soit aussi annulée.

 

Le réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec, le ROSEQ, est toujours en attente quant à sa demande de suspendre les activités des salles de spectacles professionnelles  jusqu’au 31 août.

« On demande une directive claire à la ministre et on souhaite aussi qu’elle se questionne comme il faut sur l’impact des mesures de distanciation pour la présentation d’un spectacle », nous explique le directeur général du ROSEQ, Frédéric Lagacé.

Les pertes de revenus engendrées par la crises sont énormes, en plus des coûts reliés à l’entretien sanitaire des salles qui n’étaient pas prévus dans les budgets initiaux. La députée de Gaspé, qui est porte-parole de l’opposition en matière de culture, réclame de l’aide pour l’industrie.

« Les coûts supplémentaires de désinfection ça va ajouter du poids à nos finances et on a déjà des coûts importants pour opérer, alors il faut toujours avoir  des salles combles », nous dit Madame Méganne Perry Melançon.

La rapidité avec laquelle une saison est annulée peut faciliter la reprise des activités en temps et lieux. C’est un peu la stratégie adoptée par plusieurs pour s’assurer de la présence de leurs comédiens, techniciens et autres pour la reprise des spectacles en 2021. Attendre jusqu’en juin pour les directives du ministère de la culture ne semble tout simplement pas dans les options pour faire face à cette situation.

«  Lorsque des grosses associations nous disent qu’elles préfèrent fermer, alors la solution est quand même assez simple. Je pense que le gouvernement a peur de devoir compenser financièrement », avoue madame Melançon.

En plus des compensations versées aux productions et salles de spectacles, plusieurs pensent qu’il est grand temps d’offrir un soutien financier aux artistes qui nous divertissent gratuitement sur le web depuis le début de la pandémie.