Le manque de travailleurs freine la croissance de Groupe Océan à L’Isle-aux-Coudres
Publié le 23 juillet 2025 à 16:10, modifié le 23 juillet 2025 à 16:10
Le gouvernement du Québec a annoncé hier un investissement de 145 millions $ dans Groupe Océan. Le chantier maritime de L’Isle-aux-Coudres pourrait en bénéficier, mais sa croissance est freinée par le manque de main-d’œuvre.
Groupe Océan a le vent dans les voiles. L’entreprise de services maritimes peut maintenant compter sur deux nouveaux actionnaires de taille. La Caisse et Investissement Québec injectent d’importants fonds publics pour soutenir sa croissance et la maintenir en sol québécois.
« Les fonds, c’est vraiment pour assurer la relève de l’entreprise, pour garder l’actionnariat au Québec, pour vraiment protéger l’entreprise au Québec et l’aider dans ses projets de croissance », affirmait devant les médias Bicha Ngo, présidente directrice-générale d’Investissement Québec.
Groupe Océan voit des possibilités pour son chantier de L’Isle-aux-Coudres. S’il y avait plus d’employés, il pourrait fonctionner 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
« Il n’y a pas d’investissement majeur de prévu, puis il n’y a pas d’investissements majeurs qui sont nécessaires non plus. Ce qu’on a besoin à L’Isle-aux-Coudres, c’est d’augmenter notre capacité de production. Ça veut dire avoir plus de gens, c’est ça qu’on a de la difficulté à avoir », concède le président et chef de la direction de Groupe Océan, Jacques Tanguay.
Attirer des travailleurs sur une île n’est pas simple, surtout dans un contexte de pénurie de logements. Mais L’Isle-aux-Coudres est prête à en développer. « C’est un enjeu, le logement ici. On a encore des terrains à vendre, puis si un promoteur qui pourrait venir ici investir, dépendant de l’achalandage qu’il va y avoir et des demandes, ça serait possible », assure le maire, Christyan Dufour.
Les projets ne manquent pas pour Groupe Océan. Dans les prochaines années, il n’est pas impossible de voir se construire à L’Isle-aux-Coudres des traversiers électriques, ceux-là même que le gouvernement destine aux insulaires.
« Ils savent qu’on a un intérêt. C’est à eux de s’enligner au niveau budgétaire et au niveau des designs de navires, puis de leurs besoins, mais clairement, on est au coin de la rue puis on attend qu’ils passent », image Jacques Tanguay.
Même si L’Isle-aux-Coudres ne représente que 10 % des activités de l’entreprise, Groupe Océan est clair sur ses intentions : ce chantier est là pour rester.