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Le club de motoneige Le Sapin d’Or revit

Publié le 8 décembre 2025 à 16:10, modifié le 8 décembre 2025 à 16:53

Par: Jean-Baptiste Leveque

La saison de motoneige approche et dans Charlevoix, le Club d’auto-neige le Sapin d’or revit grâce à l’implication d’une nouvelle équipe de bénévoles. D’importants travaux ont été réalisés. Alors que la pratique est en baisse dans la province, l’adhésion au club, elle, augmente.

Bénévole depuis neuf ans au club, Tommy Verreault le voyait décliner à vue d’œil. Avec une quinzaine d’autres membres, ils ont décidé de reprendre les rênes de l’organisation.

« Ça prenait un renouveau, puis on voulait relever ça parce qu’on tenait à notre club, puis on en a besoin pour l’économie de la région aussi. Au-delà du motoneigiste, quand un club ne fait pas le nécessaire, c’est tout le monde qui sont privés de ça », estime le vice-président en place depuis mai.

Le territoire est immense : près de 300 kilomètres de sentiers à entretenir entre Charlesbourg et Saint-Aimé-des-Lacs. Depuis six mois, des heures de bénévolat ont permis de refaire des chemins, des ponts, des ponceaux et réparer des équipements.

« On travaille sur la sécurité en coupant nos détours le plus possible. Quand on coupe nos détours, les sentiers vont être plus beaux plus longtemps, mais c’est toute une organisation et une vision à long terme », indique Tommy Verreault.

Des droits de passages problématiques ont aussi été réglés. Toutes ces actions ont un effet bénéfique sur la réputation du club.

« On a entendu des choses d’horreur puis qui faisaient mal au cœur. Quand tu disais : je suis membre au Club le Sapin d’Or. (On répondait) Le sapin qui dort? Le sapin mort? La réputation était rendue là, mais ça aujourd’hui, on n’entend plus ça, puis le monde nous écrit, puis publiquement là : vous avez remis les lettres de noblesse à notre club et ainsi de suite. Fait que ça, c’est notre paye pour nous autres, les bénévoles », témoigne M. Verreault.

Malgré tous ces efforts, le succès d’une saison reste tributaire de la météo. « L’année passée, mon pont de glace était prêt aux fêtes, puis est arrivé un coup d’eau, puis j’ai tout retombé à l’eau. Quand on prépare les sentiers puis on arrive pour boucher un cours d’eau ou un fossé, c’est sûr qu’autour il ne reste plus grand neige », illustre-t-il.

Même avec un début d’hiver hâtif, Tommy Verreault affirme qu’il faudra encore attendre un bon pied de neige et plusieurs travaux de préparation avant que la saison de motoneige soit officiellement lancée.