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L’Association des DSL réclame une décentralisation du pouvoir

Publié le 8 septembre 2021 à 16:00, modifié le 8 septembre 2021 à 16:00

Par: Derek Dubé

À l’approche du dévoilement du livre blanc sur la réforme sur la gouvernance locale, l’Association des DSL du Nouveau-Brunswick réclame plus de pouvoir dans le futur. Elle juge que Fredericton en fait peu pour répondre aux besoins des résidents.

L’Association des districts de services locaux réclame la décentralisation du pouvoir en région rurale. Elle souhaite revenir au droit de représentation locale, qui avait été éliminé par la réforme « chance égale pour tous » entérinée dans les années 60. Depuis ce temps, la responsabilité de gérer les DSL revient au gouvernement du Nouveau-Brunswick.

« On veut réinstaller ça et mettre un système de gouvernance efficace qui augmenterait la collaboration régionale. Actuellement, ce n’est pas le cas. On a les budgets et les décisions qui se prennent à Fredericton », explique le président de l’association, Jules Bossé.

Dans un plan directeur envoyé au ministre des gouvernements locaux, l’association revendique que chacune des 12 zones de la province fonctionne de façon indépendante.

« Les mieux placés pour le faire sont les résidents eux-mêmes, qu’il y a une représentativité équitable et représentative. On veut des représentants élus qui parlent pour les besoins des DSL », indique Jules Bossé.

Jules Bossé croit que cette solution apporterait son lot d’équité sur plusieurs facettes des services, dont celle des routes.

« On paie 47% de toute l’infrastructure routière des DSL du Nouveau-Brunswick qui couvre 83% de tout le Nouveau-Brunswick et ses résidents avec leur taxe foncière qui paient ça. Donc, on veut que tout le monde paie leur juste part. »

L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick ne pense pas que ce plan directeur éliminera tous les problèmes, mais qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction.

« Est-ce qu’on va renforcer la capacité des DSL à livrer certains services, à mener des actions pour différents enjeux quand on parle de changement climatique, d’immigration, développement économique, ça j’en suis moins certain », mentionne le directeur général, Pascal Reboul.

Jules Bossé s’attend à rencontrer le ministre Daniel Allain prochainement.