Langue française : la fermeture officielle de l’école Académie Assomption inquiète à Bathurst
Publié le 19 août 2025 à 17:05, modifié le 19 août 2025 à 17:05
Par: Alex Delcourt
L’école primaire Académie Assomption de Bathurst n’a pu être sauvée. Elle a officiellement fermé ses portes en juin dernier. La Société acadienne du Nouveau-Brunswick craint pour le maintien de la langue française à Bathurst à la suite de cette annonce.
Le District scolaire francophone Nord-Est a confirmé la fermeture officielle de l’école Académie Assomption située à Bathurst-est en raison, notamment, de la vétusté du bâtiment.
« Dans ce cas-ci, ce qui est le plus malheureux, c’est dans une région minoritairement francophone. (…) On remarque que nos gouvernements n’investissent pas à entretenir ces écoles. Il faut vraiment faire appel au gouvernement. » – Nicole Arseneau-Sluyter, présidente de la Société acadienne du Nouveau-Brunswick
L’anglais est légèrement plus parlé comme langue maternelle à Bathurst, selon les données de Statistiques Canada. Un contexte qui était bien différent il y a cinq ans, alors que la langue française était la plus parlée. Les élèves de l’école Académie Assomption seront redirigés vers l’école Cité de l’Amitié, l’unique autre école francophone de Bathurst. Problème, les deux écoles se trouvent aux deux extrémités de la ville. Une école primaire anglophone se trouve, elle, à trois kilomètres.
« Ce qui m’inquiète le plus là-dedans, c’est que ces parents-là vont peut-être trouver que la route en autobus est trop longue et ce sera plus facile d’enregistrer ses enfants à l’école anglophone. Alors ça, ça me pince le cœur. » – Nicole Arseneau-Sluyter, présidente de la Société acadienne du Nouveau-Brunswick
La mairesse de Bathurst n’était pas disponible pour nous accorder une entrevue, mais avait, elle aussi, plaidé pour la sauvegarde de cette école, notamment pour sa langue d’enseignement. Elle avait dit vouloir se battre jusqu’au dernier jour. La SANB lance la balle dans le camp des acteurs concernés pour trouver une solution.
« Je pense que c’est important que le District scolaire francophone Nord-Est et le gouvernement du Nouveau-Brunswick et les parents puissent arriver à une solution pour qu’on ne perde aucun élève à l’école anglaise. » – Nicole Arseneau-Sluyter, présidente de la Société acadienne du Nouveau-Brunswick
Selon la SANB, le déclin du fait français profit de l’anglais se ressent partout au Nouveau-Brunswick. Les régions du nord de la province ne sont à l’abri du phénomène, mais demeurent pour l’ensemble, majoritairement francophones.