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L’aide d’Ottawa de 1,2 milliard est bien accueillie dans l’industrie du bois d’œuvre

Publié le 7 août 2025 à 16:37, modifié le 7 août 2025 à 16:37

Par: Charles Boisvert

Ça fait réagir depuis mardi. Le gouvernement du Canada a annoncé une aide financière de 1,2 milliard de dollars pour soutenir l’industrie du bois d’œuvre, en cette période difficile. Une aide bien accueillie dans nos régions.

L’industrie du bois d’œuvre pousse un soupir de soulagement.

« Ça va permettre aux usines et aux industriels de pouvoir poursuivre leur travail de développement », explique Michel Lepage, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent.

« Ça vient juste mettre en perspective que le gouvernement fédéral reconnaît l’importance du secteur forestier », mentionne pour sa part Steeve St-Gelais, président de Boisaco.

L’aide annoncée par Mark Carney se divise en deux volets. D’une part, 700 millions de dollars seront offerts en garanties de prêt pour les exportateurs.

« C’est vraiment une mesure qui vise à aider à préserver l’accès au marché américain », indique Steeve St-Gelais.

Incertitude

D’autre part, 500 millions de dollars seront alloués en subventions pour diversifier les marchés.

« On constate qu’on est dépendant beaucoup de nos marchés américains », souligne Michel Lepage. « Développer des marchés avec l’Europe, ça ne se fait pas en criant lapin ».

Malgré cette aide, l’incertitude plane toujours sur le secteur.

« S’il n’y a pas d’accalmie dans ce jeu de yo-yo-là, c’est très difficile de planifier toutes les interventions », affirme Francis Albert, directeur général du Groupement forestier du Témiscouata.

« Il y a beaucoup moins de mises en chantier qui se fait et les propriétaires sont prudents », renchérit Michel Lepage.

Accord nécessaire

Pour empêcher une hausse des tarifs douaniers pouvant aller jusqu’à 35 % dans les prochaines semaines, une seule solution est envisagée.

« Si le Canada pouvait convenir d’une entente avec les États-Unis, pour qu’on puisse un peu enrayer cette menace-là », propose Steeve St-Gelais.

De son côté, Maxime Blanchette-Joncas, député du Bloc Québécois dans Rimouski–La Matapédia, parle d’une demi-mesure de la part du gouvernement libéral. Il déplore une action trop tardive et trop modeste.

« Actuellement dans la région du Bas-Saint-Laurent, il y a des usines qui tournent au ralenti », dénonce le député. « Ce qu’on demande, ce n’est pas exagéré. On demande que les garanties de prêts soient au moins à la hauteur de ce que nos entreprises ont déjà perdu ».

Les différents syndicats forestiers de la province soulignent l’importance pour Québec et Ottawa de travailler en équipe. Michel Lepage se dit toutefois heureux de l’aide financière accordée par Québec dans les dernières années.