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La vaccination obligatoire dans les foyers de soins fait craindre le pire

Publié le 13 octobre 2021 à 16:07, modifié le 13 octobre 2021 à 16:07

Par: Derek Dubé

Les employés de foyers de soins du Nouveau-Brunswick devront être pleinement vaccinés d’ici le 19 novembre sans quoi, ils seront suspendus sans solde. Cette décision du gouvernement Higgs préoccupe certains employeurs qui craignent un plus grand impact sur la pénurie de main-d’œuvre.

Malgré l’excellent taux de vaccination chez les employés de foyers de soins du Nouveau-Brunswick, plusieurs sont encore réticents à se faire vacciner. Dès le 19 novembre, ces personnes ne pourront plus exercer leur métier s’ils ne sont pas pleinement vaccinés.

La propriétaire de la Résidence aux Mésanges de Sainte-Rose ne se pliera pas à cette mesure, en raison du manque de ressources humaines dans son établissement.

« Pour moi, il n’est pas question que j’envoie des employés à la maison, dont ça fait 15 ans et même plus qui travaillent ici avant mon règne. Moi je pense que c’est le choix de chaque personne, au même titre de leur croyance ainsi qu’au sujet de l’avortement ou autre chose », explique Monica Gosselin.

Selon Monica Gosselin, le nombre d’employés non vacciné est faible à son établissement. Ils sont d’ailleurs prêts à se faire tester quotidiennement.

« On prend déjà des tests rapides trois fois par semaine, il serait même prêt à prendre un test rapide avant chaque quart de travail et même à chaque fin de quart de travail s’il le faut.

Cependant, on ne peut se permettre de perdre nos employés », indique la propriétaire des Résidences aux Mésanges de Sainte-Rose.
Elle croit que le salaire des préposés en milieu spécial joue un grand rôle dans la prise de décision.

« S’ils avaient un salaire de 20$ l’heure comme se l’est dans les foyers de soins de niveau trois du gouvernement, je pense qu’il y penserait à deux fois » note Monica Gosselin.

L’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick est claire, il faut que tout employé se fasse vacciner pour éviter des éclosions.

« On est rendu à 1000 cas actifs, il faut faire des mesures et ils sont drastiques présentement. Mes membres me disent qu’il n’est pas question que l’on prenne de chance, ils sont pour la vaccination » précise Marcel Larocque, président de l’AFANB.

Le directeur général d’un foyer de soins de Lamèque croit que les employeurs devraient mieux informer leurs travailleurs au sujet de la vaccination.

« Il y a eu un travail d’information au niveau des employés et je pense que chaque employeur devrait prendre la responsabilité pour prendre le temps d’informer leurs employés. Présentement, il n’y a pas un employeur qui peut se permettre de perdre des employés actuellement », admet Gaetan Haché, qui dirige les Résidences Lucien-Saindon de Lamèque.