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La saison touristique en péril dans la Péninsule acadienne

Publié le 1 avril 2020 à 16:54, modifié le 1 avril 2020 à 16:54

Par: Elizabeth Dubé

Alors que la Péninsule acadienne semble encore épargnée par cette pandémie mondiale, l’industrie touristique, elle, envisage tout de même déjà le pire pour la saison estivale à venir. Certains estime qu’ils vaudraient mieux annuler la prochaine saison.

Dans le contexte actuel et avec l’arrivée prochaine du beau temps, plusieurs se questionnent sur la viabilité d’aller de l’avant avec une saison touristique 2020. L’évolution de la situation au cours du prochain mois sera cruciale pour les acteurs du milieu, le portrait ne serait toutefois pas très encourageant pour l’instant. C’est ce que nous explique Alain Cormier, le superviseur du Village Acadien : « On ne peut pas dire si ça va être ouvert ou non encore, c’est impossible à dire. C’est impossible à dire, parce que la tangente que la crise prend tout de suite, on sait qu’on n’est pas encore rendu dans le Peak, dans le plus gros de ça. »

Le groupe aide et soutien au travailleuses et travailleurs des secteurs saisonniers maintient quant à lui sa position. Que ce soit au niveau des pêcheurs ou de l’industrie touristique, la sécurité des employés passe avant tout, même si cela signifie la mise à pied temporaire de ces deux secteurs économique important. Cette mesure de prévention ne doit toutefois pas ce faire au détriment des travailleurs.

« Ce qu’on demande nous cette année, c’est qui s’il y a annulation, qu’il y ait une allocation pour tous les travailleurs. Parce que présentement, il y a une allocation pour les personnes qui travaillent permanents, une allocation pour les personnes indépendantes. On se demande s’il peut y avoir une allocation pour tous les travailleurs des industries saisonnières, jusqu’à ce que ça revienne à la normal et que les choses puissent ouvrir. », explique M. Thibodeau, porte-parole pour la ASTS.

Du côté des employés saisonniers, l’opinion demeure plutôt mitigée. Les risques de côtoyer des personnes toujours porteuses du virus lorsque la crise se sera calmée demeuraient trop élevés pour plusieurs.

« Les avis sont partagés j’avouerais, y’en a qui aimeraient rentrer au travail, qui souhaiteraient retourner au travail cette été. Y’en a d’autres qui carrément aimeraient éviter la chose, à cause du risque qui va rester en place. », ajoute M. Cormier.

Dans les deux cas, une décision devra être rendue prochainement pour atténuer les inquiétudes des travailleurs. M. Thibodeau confirme que des communiqués ont déjà été envoyés aux différentes instances gouvernementales. Aucune réponse ne lui serait toutefois parvenue pour le moment

« Les gens des industries saisonnières vivent des angoisses, en deux semaines j’ai eu au-delà de 367 appels, les gens sont épuisés moralement, épuisé mentalement. Est-ce que ces gens-là sont prêts à rentrer travailler, j’en doute. », témoigne-t-il.

Il serait encore trop tôt pour envisager le pire en ce qui a trait aux centres d’hébergement. On croit toutefois que deux ans seront nécessaires avant que la clientèle ne redevienne ce qu’elle était avant la crise.