Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

La saison de la chasse inquiète la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Publié le 30 septembre 2020 à 17:43, modifié le 30 septembre 2020 à 17:47

Par: Fabienne Tercaefs

C’est une situation encourageante pour le Bas-Saint-Laurent. 2 cas seulement sont enregistrés aujourd’hui dans la région. Mais la santé publique reste prudente et s’inquiète même de la saison de chasse qui commence.

Depuis quelques jours, les passionnés de la chasse sont en forêt pour attraper orignaux, chevreuils ou petits gibiers. Des moments durant lesquels les chasseurs peuvent se retrouver pendant quelques jours dans une roulotte ou un chalet.« Ceux qui vont aller à la chasse, comment peuvent-ils avoir l’assurance totale que les gens avec qui ils vont aller chasser et partager des espaces communs n’ont pas eux-même la COVID ? Comment vont-ils s’assurer qu’à leur retour, ils ne le transmettent pas à leurs propres familles et à leurs collègues de travail, » s’inquiète le directeur régional de la santé publique, Sylvain Leduc.

Le milieu ne montre pas d’inquiétude à ce sujet. «Les chasseurs vont faire attention c’est sûr, mais il faut toujours penser que les groupes de chasse ce sont des gens qui se connaissent bien, ce sont des gens de la même famille, il y a quand même un rapprochement qui est familial là-dedans, » affirme le propriétaire de J.A StPierre et Fils à Témiscouata-sur-le-Lac, Christian Saint-Pierre.

Au lac du repos à Saint-Eusèbe, des chasseurs ont loué des chalets pour les prochains jours. «Principalement des gens hors territoire, de la région métropolitaine soit de Québec soit de Montréal qui ont besoin d’un endroit pour dormir parce qu’ils ont loué des territoires de chasse ici au Témiscouata,» explique le propriétaire de l’étang de pêche, Claude Caron.

Et il doit rappeler qu’il limite le nombre de personnes à 5 par hébergement : «Pour eux c’est un peu difficile de comprendre quand on est en forêt, qu’on est à l’extérieur, qu’on est loin du monde. C’est difficile de comprendre de rester à 5 personnes.» «C’est sûr que les masques il n’y aura pas de masque à la chasse, je peux vous dire ça. Mais les gens vont quand même respecter la base je crois du moins,» ajoute Christian Saint-Pierre.

A noter un fort engouement pour la chasse cette année. Ce commerçant a vendu près du double de permis par rapport à l’an passé. L’approvisionnement en munitions est également difficile. Les adeptes ressentiraient le besoin d’échapper au contexte actuel. «Je pense justement que c’est dû à la Covid et tout ce qui entoure cela. Les gens ont besoin d’un relâchement et être dans un autre cadre. De ne plus sentir cette pression là que l’on a que l’on a à travers tout le monde,» termine Christian Saint-Pierre.