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La route 185 fait perdre 350 millions $ annuellement au NB

Publié le 15 novembre 2019 à 14:57, modifié le 15 novembre 2019 à 15:56

Par: Jacob Cassidy

Des voix s’élèvent dans les maritimes pour réclamer que les travaux de l’autoroute 85 soient accélérés. Une étude de l’université du Nouveau-Brunswick estime que les 40 kilomètres, qui doivent encore être transformés en tronçons à 4 voies, coûtent des millions de dollars annuellement aux entreprises canadiennes.

Entre Halifax et Toronto, il y a un seul endroit où les camionneurs ne circulent pas sur une autoroute… la 185. Lancé au début des années 2000, ce chantier majeur doit être complété en 2025.

«Ça fait assez longtemps qu’on attend que cette route soit doublée. Ça cause une extrême barrière pour l’échange de biens d’une province à l’autre», affirme le directeur général de l’Association du camionnage des provinces atlantiques, Jean-Marc Picard.

Pour la première fois, les experts en ont chiffré les impacts économiques. L’achèvement de l’autoroute permettra un gain minimum de 1 milliard de dollars pour le PIB du pays et de 350 millions pour celui du Nouveau-Brunswick.

Le principal problème c’est qu’il est interdit aux trains routiers de circuler sur ce tronçon à voies uniques. «Pour les compagnies des maritimes, c’est plus cher d’envoyer les marchandises à l’ouest, mais aussi il y a un manque de main-d’œuvre dans l’industrie», mentionne la PDG du Conseil d’entreprises du NB, Adrienne O’Pray.

Les transporteurs sont forcés d’utiliser deux camions, ou de laisser une remorque à une extrémité de la route 185 pour passer la reprendre plus tard.

«C’est une autoroute nationale. Ça mérite de mettre de l’énergie pour que les provinces s’entendent entre elles pour faire en sorte que ça s’accélère comme développement», affirme le maire d’Edmundston, Cyrille Simard.

L’Association du camionnage des provinces atlantiques croit qu’il serait réaliste de compléter le chantier un an ou deux plus tôt que prévu. Le directeur se demande si Québec choisi d’étirer les travaux. «Moi je crois que ça crée des emplois dans cette région pour au moins jusqu’en 2025. Donc c’est une bonne situation pour les politiciens», croit Jean-Marc Picard.

Tous rappellent également que des préoccupations de sécurité sont d’abord et avant tout à la base de ce projet.

Rappelons que l’idée de construire la 85 est arrivée en même temps que le projet de l’autoroute 2. Le Nouveau-Brunswick a complété sa portion de la route en 2014. Si rien ne change, Québec terminera l’autoroute Claude-Bechard dix ans plus tard.