La Pocatière : un orignal sur les terrains résidentiels
Publié le 13 août 2024 à 17:20, modifié le 13 août 2024 à 17:22
Par: Coralie Morency
Des résidents de La Pocatière ont aperçu au cours des derniers jours un orignal qui se promène sur les terrains résidentiels. Plusieurs vidéos et photos ont circulé et ont piqué la curiosité de bien des citoyens.
Une visite surprenante s’est pointé le bout du nez chez des résidents de la 12e Avenue à La Pocatière samedi. « L’original est passé dans notre cour vers le voisin d’en face en diagonale, puis il est resté là tout l’après-midi. Dans la soirée, il est switché dans la cour du voisin avec la maison rouge, puis je ne l’ai plus jamais revu », explique un résident, Sylvain Lamy.
Une situation particulière, qui a suscité beaucoup d’intérêt dans le voisinage. « Il n’était pas nécessairement peureux, donc c’était facile de l’approcher, quoiqu’on soit restés prudents, mais il était quand même assez haut sur pattes », raconte la voisine, Véronique Dionne.
« Il y avait pas mal de curieux qui venaient voir, c’est quand même impressionnant, c’est haut sur pattes un orignal. Il était maigre et il avait l’air malade un peu. Le monde se parlait de le laisser tranquille », assure Sylvain Lamy.
Des contacts auprès du ministère de la Faune ont été effectués à plusieurs reprises. Toujours les mêmes réponses : ne pas approcher la bête et la laisser regagner la nature par elle-même. « On a suivi les conseils de la faune naturellement. Par contre, c’est sûr qu’on est un peu déçu parce qu’avec un bureau de la faune à La Pocatière qui est plus ou moins utile parce qu’il n’a pas beaucoup d’agents dedans sans dire qu’il n’y en ait pas du tout, ça fait en sorte qu’on n’a pas ce service de proximité qu’on a déjà eu », déplore le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé.
La biologiste à la gestion de la faune du Bas-Saint-Laurent, Élise Roussel-Garneau explique les démarches à suivre lorsqu’un événement comme celui-ci se produit. « Il faut éviter complètement d’essayer de le confiner dans un endroit, toujours laisser une certaine distance, puis un accès pour qu’il puisse partir. Il ne faut pas essayer de le nourrir. »
Le manque de ressource et d’agents de la faune dans la région est déploré. Aucune mesure n’a été mise en place. « On aurait aimé que notre ministère de la Faune s’occupe un peu de cet orignal-là parce qu’on n’est pas des experts là-dedans », ajoute Vincent Bérubé.
« Si l’original décide de partir à la course c’est sûr que ça peut être dangereux pour les autos de frapper l’original et pour les enfants aussi », s’inquiète Sylvain Lamy.
« Dans une petite ville comme La Pocatière souvent on va essayer qu’il se déplace tout seul, qu’il fasse son chemin », assure Élise Roussel-Garneau.
La Sûreté du Québec s’est tout de même rendue sur les lieux pour assurer une sécurité, mais ce n’est pas dans le mandat des policiers de gérer une situation du genre. Heureusement, il n’est rien arrivé.
Impossible de savoir si la bête a retrouvé son chemin. Mais elle semble avoir bien apprécié l’accueil chaleureux des résidents du secteur. « Mon oncle l’aurait vu aujourd’hui dans le coin de la rivière se promener en longeant la rivière, donc il est encore proche c’est certain, mais est-ce qu’il va revenir, on ne le sait pas », mentionne une résidente.