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La nouvelle routine des écoles et des garderies

Publié le 30 avril 2020 à 18:45, modifié le 1 mai 2020 à 14:27

Par: Marie-Eve Cloutier

On en sait maintenant un peu plus sur les mesures qui devraient être mises en place dans les écoles primaires et dans les garderies afin d’éviter la propagation du coronavirus. Certaines dépassent l’entendement, selon des éducatrices.

Les règles seront strictes, tellement que certains se demandent si les enfants pourront encore agir comme des enfants. De toute évidence, rien de sera plus pareil dans ces endroits, du moins le temps de la pandémie.

Le ministère de la Famille a notamment émis ses recommandations aux milieux de garde concernant la nouvelle marche à suivre pour l’accueil des enfants à la garderie. Par exemple, un triage strict sera effectué à l’entrée, avec une station de lavage des mains. Un seul parent pourra venir reconduire son enfant et devra le laisser à l’entrée. Les enfants devront rester dans le même local toute la journée, avec les mêmes éducatrices. Ces dernières ne pourront plus les serrer dans leurs bras, distanciation sociale oblige.

« C’est impensable pour moi de ne pas être capable de les coller, de les cajoler », plaide Annie Marquis, éducatrice en milieu familial privé.

« Si je le fais, je dois changer mes vêtements, me désinfecter, en plus d’avoir toujours les cheveux attachés. Si un enfant me touche à la peau, je dois me laver aussi. Comment je peux faire ça en prenant bien soin de mes tout-petits ? » demande Annie Marquis.

La liste des habitudes à changer et des mesures à mettre en place est longue.

« On n’a plus de casse-tête, plus de livre, plus de petites voitures, plus de blocs, rien de ça. Tous les petits jouets doivent être rangés. On doit ranger les toutous, on doit ranger les doudous. On doit même manger à deux mètres. On se demande ce qu’on va avoir le droit de faire », résume-t-elle.

Les envoyer ou les garder à la maison ?

Certains parents ont déjà pris leur décision et ne changeront pas d’avis, même à la lumière de ces nouvelles informations. « Pour des raisons éducatives dans un premier temps. Ça va les aider à terminer leur année scolaire. L’autre raison, c’est pour socialiser », répond un père.

« Elle va être mieux à la garderie. Avec sa petite sœur à la maison, ses activités sont limitées », fait valoir une mère.

D’autres ont encore besoin de temps pour y réfléchir.

« Mon fils est censé commencer la prématernelle en septembre. Je peux quasiment garantir que je vais la faire à la maison, sa prématernelle. Il n’y n’ira pas à l’école à cause de la COVID-19 », avance une autre maman.

Chose certaine, le retour progressif à la vie normale n’aura certainement rien à voir avec la routine d’avant la pandémie.