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La Gaspésie pourrait perdre 1 400 jeunes

Publié le 13 février 2020 à 16:51, modifié le 13 février 2020 à 16:53

Par: Patrick Giguère

L’Institut de la Statistique du Québec a récemment publié un portrait inquiétant sur la démographie en Gaspésie. La région pourrait perdre 1 400 jeunes de moins de 30 ans d’ici les 18 prochaines années.

La Gaspésie perdra 12 % de ses jeunes de moins de 30 ans d’ici 2038 si l’on en croit le plus récent rapport de l’Institut de la statistique du Québec qui dresse un portrait sur la démographie, l’éducation et la santé des 15 à 29 ans de la province. En Gaspésie et aux Iles, les 15-29 ans comptent pour environ 15% de la population. La Stratégie Vivre en Gaspésie a déjà un plan d’action pour éviter le pire.« C’est certain qu’on est conscient de la baisse démographique et que c’est important de travailler sur cet enjeu-là, c’est pour ça qu’on met en place des actions que ce soit des campagnes de promotion quand les gens sont à l’extérieur de la région, que ce soit des activités de recrutement, on fait des suivis, de l’accompagnement individuel . On est vraiment en mode action », confirme Catherine Miousse,agente de communication.

Le rapport indique aussi que 14 % des Gaspésiens de moins de 30 ans souffrent d’obésité, alors que la moyenne québécoise est de 10 %. Du côté plus positif, les jeunes Gaspésiens ont une bonne santé mentale qui se situe à 43,6 %, alors que la moyenne provinciale est de 37,9.«Toute la notion effectivement de l’environnement social, les habitudes de vie. Le fait que la violence avec les jeunes est beaucoup moins grande ici. La consommation de drogue, évidemment il y en a ici, mais c’est peut-être de la drogue un peu moins forte et en moins grande quantité.L’environnement familial, l’environnement scolaire», lance Anick Lepage, la directrice générale de Droits et recours en santé mentale.

Malgré cet écart positif, la directrice générale de Droits et recours en santé mentale rappelle qu’on ne doit pas hésiter lorsque l’on vit une situation difficile.«C’est ce qui est dramatique, c’est qu’il y a 57 % des jeunes qui vont moins bien. Et le pourquoi de la chose, je pense que c’est la situation l’état de ce que l’on mange, l’environnement même si l’environnement est encadrant il y a quelque chose qui ne va pas bien dans notre société actuellement», ajoute madame Lepage.

La région fait aussi bonne figure sur le taux de diplomation qui est à la hausse entre 1999 et 2012 alors que les moins de 30 ans qui ont obtenu un diplôme de secondaire est passé de 53,6% à 63,7 %.