Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

La Gaspésie frappée par la crise du bois d’oeuvre

Publié le 19 août 2020 à 16:41, modifié le 19 août 2020 à 16:44

Par: Patrick Giguère

La crise sanitaire touche maintenant l’industrie de la rénovation et de la construction. Le prix du bois d’œuvre fracasse des records en Amérique du Nord et la tâche n’est pas facile pour mettre la main sur des matériaux.

« C’est un prix record depuis le moment où le CIFQ a commencé à prendre des statistiques il y a une trentaine d’années, on a jamais vu un prix aussi élevé que ça», s’exclame Jean-François Samray, pdg, Conseil de l’industrie forestière du Québec

Le prix du bois de charpente a explosé dans les derniers mois. L’augmentation rapide des prix sur le marché s’explique notamment par l’offre et la demande.

« Le prix du mille pieds-planche est un indice composé est aux alentours de 920$ du mille pieds-planche. Par rapport à la semaine dernière, c’est des augmentations de 65-70 dollars et dites-vous que le marché est en augmentation importante. »

En raison de la rareté de certains matériaux, plusieurs chantiers accuseront d’un retard. L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec indique que le prix d’une propriété pourrait coûter jusqu’à 5% plus cher.

Le Centre de rénovation de Saint-Siméon a été dévalisé dans les dernières semaines. Pour éviter des ruptures de stock, on a choisi de prioriser les entrepreneurs en construction.« Par exemple, tantôt je parlais avec mon gérant des matériaux qui me disait que dans le 1×3, il y a un délai de trois à quatre semaines pour en avoir. C’est du jamais vu »,constate Pierre-Luc Bigaouette, le directeur général et copropriétaire du Home Hardware.

Ceux qui avaient des idées de grandeur dans la tête devraient reporter leur projet, selon ce dernier. « On a pas de boule de cristal pour nous dire la vérité, mais les analystes du marché pensent que ça va être pas tout l’automne comme ça », ajoute monsieur Bigaouette.

À la scierie de Saint-Elzéar, les employés ont du pain sur la planche.« C’est du jamais vu de ma part et ça fait 40 ans que je suis dans le domaine. À l’heure actuelle, le bois on parle aujourd’hui qu’on est vendu de six à sept semaines à l’avance», souligne Mario Pouliot, le directeur général de l’usine.

Un blitz de recrutement est en cours, mais difficile de dénicher du personnel en raison de la PCU, selon le directeur général.« On voudrait marcher sur deux quarts et on n’a pas de main d’œuvre. On essaye de faire du recrutement depuis quelques mois et il n’y a pas personne qui cogne à la porte (…) Je pourrais vendre le double et le triple de ce que je pourrais faire comme c’est là», souffle monsieur Pouliot.