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La Garde côtière de Cap-à-l’Aigle en exercice

Publié le 21 juillet 2025 à 15:55, modifié le 21 juillet 2025 à 15:55

Par: Jean-Baptiste Leveque

La Garde côtière auxiliaire de Cap-à-l’Aigle était en exercice public samedi dernier. Elle veut sensibiliser la population sur son rôle pour sauver des vies et aussi sur ses besoins financiers, comme l’achat de moteurs pour son bateau.

L’unité 26 de la Garde côtière auxiliaire a sollicité cette année l’aide du public et de ses partenaires pour financer deux nouveaux moteurs. En 2024, elle avait reçu un bateau corporatif de la Garde côtière canadienne qui permet de ne pas dépendre uniquement de bateaux privés. Il fallait toutefois remplacer les deux moteurs au coût de 55 000 $.

L’objectif est presque atteint, il ne manque que quelques milliers de dollars. « Les moteurs maintenant sont remplacés et il reste maintenant à les payer. On a eu quand même un bon coup de main de la population, il nous en manque un petit peu », indique Claude Bergeron, commandant de l’unité 26.

Les deux nouveaux moteurs de 150 forces sont déjà en service. Ils sont plus silencieux et moins polluants. L’unité de Cap-à-l’Aigle a pu en faire la démonstration samedi lors d’une journée portes ouvertes.

Épaulée par leurs collègues de Tadoussac et Saint-Jean-Port-Joli, les membres de l’équipe ont présenté une grande variété d’interventions. « Exercices de remorquage, remorquage à la traîne, remorquage à l’épaule, les bateaux en parallèle, récupération d’homme à la mer, des recherches en mer, par quadrillage », énumère M. Bergeron.

16 bénévoles composent l’unité de Cap-à-l’Aigle. Ils font une dizaine d’interventions par année et à date, elles ont toutes été réussies. « La semaine dernière, on a remorqué un voilier que le mât s’est cassé. Plus de moteur, puis plus de possibilité pour lui de naviguer du tout du tout. On l’a ramené ici à Cap-à-l’Aigle. C’est à peu près le genre de mission qu’on fait : sauver des vies le plus vite possible », relate le commandant.

Le Port de Refuge de Cap-à-l’Aigle, où est basée l’unité 26, connait aussi des défis financiers. La marina est située loin des services, alors pour demeurer attractif, on propose maintenant aux plaisanciers une navette et une voiture de location.

« Si on peut garder les gens le plus longtemps possible, avoir des visiteurs le plus possible, qui paient leur quaiage bien entendu quand ils sont ici, leur passage, alors ça nous fait des revenus pour être capable de tenir la marina à flot », explique Claude Bergeron, également vice-commodore du port.

L’unité 26 de Cap-à-l’Aigle intervient de l’est de Saint-Siméon jusqu’à l’Isle-aux-Coudres, et contrairement à d’autres unités, elle peut sortir à tout moment, peu importe la marée.