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Nouvelles

La Couronne demande la prison pour Jean Roy

Publié le 18 décembre 2018 à 17:13, modifié le 18 décembre 2018 à 17:15

Par: Louis Laflamme

La Couronne demande à ce que Jean Roy soit condamné à une peine minimale de 12 à 15 mois d’emprisonnement pour son implication dans la sordide histoire de profanation d’un cadavre au cimetière de Caplan.

Jean Roy, qui a plaidé coupable aux accusations d’entré par effraction, de profanation d’un cadavre et du bris d’un cercueil par le feu, devait recevoir sa sentence, mardi, au palais de justice de New Carlisle. Le dépôt de la peine a finalement été reporté au début février 2019.

 

Interrogatoire tendu

Mardi, la Couronne a finalisé sa preuve en appelant deux témoins à la barre. Un des témoins a fait état de plusieurs dommages psychologiques chez des élèves qui fréquentaient la même école que Jean Roy après avoir vu la vidéo que l’accusé a partagé. Des troubles tels que de l’anxiété, des pertes d’appétit et des cauchemars récurrents ont été répertoriés.

Ensuite, Jean Roy a accepté de témoigner. Il a notamment fait part d’un trou de mémoire par rapport aux évènements qui lui sont reprochés. Il a dit n’avoir aucun souvenir des actes commis par lui et ses complices ni de ce qu’il avait filmé.

La procureure a basé sa suggestion de peine sur plusieurs facteurs aggravants. Notamment le fait que Jean Roy, au moment des évènements, était majeur et sobre, qu’il a utilisé outil, force et violence pour commettre ce crime, jugé odieux. Aussi, l’accusé n’aurait pas exprimé de remords sincères. Finalement, le partage de la vidéo qui a eu de graves conséquences sur la communauté a aussi été pris en considération.

La Couronne avance qu’elle n’achète pas du tout l’histoire de trou de mémoire de Jean Roy et l’accuse donc d’avoir menti à la cour. La procureure n’a pas mâché ces mots, et a qualifié Jean Roy d’immature et d’impulsif.

Du côté de la défense, c’est plutôt une peine de 90 jours discontinus et 150h de travaux communautaires qui est demandée. La défense mise beaucoup sur le fait que Jean Roy, 19 ans, présente un potentiel de réinsertion sociale, demeure un actif pour la société, que son risque de récidive est considéré faible, et qu’il en est à sa première offense criminelle.

Le jugement qui sera rendu dans ce dossier, en février, est très important, puisqu’aucune jurisprudence n’existe pour de telles infractions.