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Kollaborations: unir les métiers d’arts et les arts visuels

Publié le 12 juin 2018 à 17:29, modifié le 12 juin 2018 à 18:28

Par: Catherine Boucher

Une vingtaine d’artistes d’ici et d’ailleurs ont pris part à la deuxième édition de Kollaborations. Ils se sont réunis pendant 5 jours au Centre d’art de Kamouraska pour réaliser plus de 90 œuvres collectives.

«Kollaborations c’est vraiment une rencontre de l’être humain. On a chacun des pratiques artistiques, on a le cœur dans notre travail et là c’est l’occasion d’échanger, explique Marie-Pierre Daigle, coordonnatrice de l’événement.

Le mouvement a pris son envol en 1980 en Saskatchewan et s’est propagé jusqu’en France. Seulement deux Kollaborations sont organisées au Canada.

«Maintenant on l’a au Kamouraska au Québec pour une seconde édition», souligne le directeur de la Corporation des métiers d’art du Bas-Saint-Laurent, Nicolas Orreindy.

En nouveauté cette année, un programme de médiation culturelle a été mis en place.

«Ça permet à la communauté qui est présente sur les lieux de venir visiter les ateliers», remarque M. Orreindy.

«On se base aussi sur la loi sur le statut professionnel de l’artiste, donc on a des artistes qui ont des pratiques professionnelles, qui œuvres dans leur domaine et qui sont experts dans ce qu’ils font», ajoute la coordonnatrice.

C’est le cas de Josée Bourgoin, qui militait depuis 2015 pour implanter le projet au Kamouraska.

«Je profite pleinement de ce rêve que j’avais de côtoyer les autres artistes et de m’investir dans des projets. Il y a tellement de belles opportunités d’apprentissages ici et c’est proche de chez nous», s’exclame la sculptrice et tourneuse sur bois.

Toutes les pièces réalisées ont été vendues lors d’un encan silencieux et d’un encan à la criée dimanche dernier.

«On essaie une formule double cette année pour permettre de rendre l’art accessible. On veut essayer de démocratiser l’art. Le prix à l’encan c’est vraiment pour investir dans le mouvement, donc c’est une générosité extrême que les artistes font», conclut Mme Daigle.