Judo : À 70 ans, Jacques Dufour n’est pas prêt de tirer sa révérence
Publié le 21 juillet 2020 à 17:27, modifié le 21 juillet 2020 à 17:27
Par: CIMTCHAU
Le club de judo de La Pocatière fête cette année ses 45 ans d’existence. Depuis ses débuts, près de 1400 judokas ont fait partie du club et plusieurs ont atteint de hauts niveaux dans leur carrière. Maintenant âgé de 70 ans, l’entraîneur et fondateur Jacques Dufour est toujours aussi passionné que jamais lui qui continue à former la relève de demain.
«Moi je n’ai jamais été champion, mais j’ai développé de grands champions. Ça c’est ce qui est gratifiant pour moi», a expliqué le principal intéressé d’entrée de jeu.
À 70 ans, Jacques Dufour est toujours aussi impressionnant à voir aller sur un tapis de judo. Aujourd’hui reconnu pour son implication dans le sport partout au Québec, le détenteur d’une ceinture noire 5e dan se dit fier du chemin parcouru depuis la fondation du club en 1975.
«On regarde le prorata le niveau d’athlètes qu’on a amené à un haut niveau, une est allée aux Olympiques et quelques-uns ont été sur l’équipe nationale. On se dit qu’on s’en soit bien sorti pour créer un judo de bonne qualité quand on regarde notre petit territoire », a-t-il ajouté.
Parmi les grands athlètes qu’il a formés, on n’a qu’à penser à Marylise Lévesque qu’il a initiée au sport grâce au programme judo-école. Un parcours qui a mené la femme de 37 ans jusqu’aux Jeux olympiques d’été en 2008 à Pékin.
«Oui, les enfants vont aimer pratiquer un sport pendant quelques années, mais ils se désintéressent avec le temps. Jacques était capable de nous voir grandir et nous faire grandir avec le sport et rendre tout le temps la pratique du sport intéressante», a souligné l’ex-olympienne Marylise Lévesque lors d’une entrevue.
Parmi les étoiles de demain qu’il a aussi entraînées, Jasmin Bélanger est en voie de connaître lui aussi une belle carrière. Il est le champion canadien en titre chez les moins de 18 ans de moins de 55 kilos.
«Je me rappelle qu’après chaque combat, Jacques me prenait et me disait tout le temps ce que j’aurais dû faire et ce que j’avais fait de mal. C’est ça que j’aimais et il était vraiment passionné par ce qu’il faisait et ça se sentait», a souligné Jasmin Bélanger.
Le Charlevoisien d’origine s’est toujours senti à l’aise entouré par des enfants affirmant qu’il reste jeune en les côtoyant. Et croyez-le ou non, il estime encore être en mesure de rester en poste pour encore plusieurs années.
«Dans notre tête, on a toujours 20 ans, mais le physique nous rappelle qu’on n’a plus 20 ans», a conclu Jacques Dufour en riant.