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Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie : des organismes notent un recul des droits LGBTQ+

Publié le 17 mai 2024 à 13:02, modifié le 17 mai 2024 à 13:02

Par: CIMTCHAU

Tous les ans, le 17 mai marque la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Le drapeau de la fierté flotte devant l’hôtel de ville de Rivière-du-Loup, mais des voix s’élèvent pour dénoncer un recul des droits de la communauté LGBTQ+.

Pour Florence Guéant, présidente du conseil d’administration d’Uniphare, « on est beaucoup plus sur une tangente de recul ». La montée des courants politiques de droite est, selon elle, à l’origine d’un climat social tendu. « Il faut lutter. Rien n’est acquis. ».

Marie-Claude Joannis, co-porte-parole de Diversité KRTB, croit quant à elle que l’influence américaine a un rôle à jouer. « Présentement on voit un recul partout, dont aux États-Unis, très fortement. Ça ne se passe pas si loin de nous. »

Face à cette détérioration, les organismes misent sur l’empathie et l’éducation et invitent la population à s’informer sur les enjeux de la diversité sexuelle et de genre et à se rallier à leurs luttes. « C’est essentiel de mettre la bienveillance en avant. Au-delà de l’opinion personnelle, au-delà des peurs, j’invite les gens à parler à cœur ouvert et à s’informer. À ne pas tenir pour acquis nécessairement les informations qui sont véhiculées », soutient Marie-Claude Joannis.

Le 17 mai, c’est également l’occasion pour la communauté LGBTQ+ du Bas-Saint-Laurent de s’ouvrir sur ses enjeux et défis. Entre avantages et inconvénients, vivre en région présente notamment certaines particularités. « En ville, je pense quand même que tout n’est pas gagné, mais il y a beaucoup d’organismes, il y a beaucoup de lieux où les communautés peuvent se retrouver », explique Florence Guéant. « Je veux croire que les régions sont ouvertes à ouvrir ce débat-là. »

Pour Marie-Claude Joannis, le caractère plus personnel des interactions en région est susceptible d’offrir une forme de protection aux membres LGBTQ+. « Habituellement les gens, ils se connaissent personnellement, ou en tout cas, moi, s’ils ne me connaissent pas personnellement, les chances de me croiser sont quand même élevées », soutient-elle.

Malgré les défis, ces voix rappellent donc l’importance de la solidarité et de l’action continue pour défendre les droits des personnes LGBTQ+, car, comme le tonne la présidente d’Uniphare, « ça concerne tout le monde. »