Joey Tardif brille au Marathon de Boston
Publié le 1 mai 2026 à 18:11, modifié le 1 mai 2026 à 18:11
Par: Nathanael Paul
Joey Tardif, de Saint-Léonard, a vécu une expérience inoubliable au Marathon de Boston, le 20 avril dernier. L’athlète de 31 ans a complété le mythique parcours en 2 heures 48 minutes et 33 secondes, le meilleur chrono parmi les participants du Nouveau-Brunswick.
« Une excellente expérience, honnêtement. J’en avais déjà beaucoup entendu parler, mais de le vivre, c’était vraiment sensationnel. Je ne m’attendais pas à terminer premier du Nouveau-Brunswick. Dans ma tête, mon objectif, c’était de passer sous la barre des trois heures… et finalement, j’ai fait 2 :48 : 33 », a-t-il raconté.
Ce qui rend sa performance encore plus impressionnante, c’est le parcours rapide de l’athlète. Il ne court sérieusement que depuis deux ans. Sa qualification pour Boston avait été obtenue en septembre dernier, lors du Marathon de Rimouski.
Pour arriver prêt sur la ligne de départ, Tardif a dû composer avec des conditions hivernales parfois difficiles.
« La préparation est quand même difficile. Avec l’hiver, on n’a pas vraiment les conditions idéales : on court dans la glace, la neige, la sloche. Malgré ça, on parle de semaines de 100, 120, parfois 130 kilomètres », explique-t-il.
Une ambiance inoubliable
Au-delà de la performance, c’est surtout l’atmosphère unique du marathon qui l’a marqué.
« Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’ambiance : autant le nombre de coureurs que la foule tout au long du parcours. Les gens criaient, encourageaient sans arrêt. À un moment donné, pour le plaisir, j’ai même crié vers la foule… et ils ont répondu encore plus fort », raconte Tardif.
Des rencontres marquantes sur le parcours
L’événement a aussi été l’occasion de croiser de grandes figures du sport. Tardif a notamment rencontré le meilleur marathonien canadien et olympien Rory Linkletter, en plus d’apercevoir une légende de la LNH, Zdeno Chára, en pleine course.
« Je savais que son numéro était proche du mien. À un moment donné, j’entends “Big Z, Big Z, Big Z”. Je me retourne et je le vois, pas mal plus grand que les autres. J’ai même réussi à prendre une photo en plein effort », raconte-t-il avec le sourire.
Le géant a complété l’épreuve en 3 h 18.
Présent lui aussi à Boston, le Charlevoisien David Savard-Gagnon a réalisé un excellent chrono de 2 h 32 min 37 s, terminant 11e chez les coureurs canadiens.