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Nouvelles

Jean Roy passera six mois en prison

Publié le 11 février 2019 à 11:28, modifié le 11 février 2019 à 11:28

Par: Ezra Belotte-Cousineau

La sentence est tombée pour Jean Roy, qui était accusé entre autres d’outrage à un cadavre. Cette histoire a marqué l’imaginaire de la population et jeudi dernier, la juge Andrée St-Pierre a présenté son jugement.

Jean Roy passera donc les 6 prochains mois derrière les barreaux. Le tribunal ordonne aussi à M. Roy de fournir un échantillon de substances corporelles pour fins d’analyse génétique et il lui interdit d’avoir en sa possession des armes. De plus, le jeune homme de 19 ans, sera aussi soumis à une probation d’une durée de 2 ans durant laquelle il devra entre autres, s’abstenir de communiquer avec ses complices et ne pas troubler l’ordre publique. Dans son jugement de 6 pages, après avoir décrit le contexte parfois insoutenable du crime, la Juge St-Pierre a écrit : « Il y a peu de jurisprudence en semblable matière, sans doute en raison du caractère sacré de tout ce qui entoure les dépouilles et les charniers. Les justiciables sont en général respectueux à l’égard de ce qui touche l’intégrité des défunts.»

Dans son analyse, la Juge évoque l’attitude non-verbale de l’accusé lors de son plaidoyer qui laissait croire au tribunal qu’il ne prenait pas réellement la situation au sérieux. Aussi, l’argument du trou de mémoire présenté par la défense n’a absolument pas convaincu la Juge St-Pierre. Quant au partage des vidéos de leurs actions, elle écrit d’ailleurs : « (…) Il ne regrette pas avoir commis les gestes, mais avoir partagé une vidéo sur les réseaux sociaux. Le partage de la vidéo, après les faits, démontre l’inconscience de l’accusé quant à la gravité de ses gestes». Elle ajoute que « le comportement de l’accusé et ses propos démontrent clairement qu’il n’est pas encore conscient des conséquences des gestes qu’il a posés. Il est tout au plus conscient des problèmes que ça lui cause personnellement». Elle a ainsi écrit que le tribunal est bien conscient de la grande peine que peut leur causer le fait de constater les gestes posés. Malheureusement, l’histoire ne peut être réécrite, peu importe la peine imposée à l’accusé pour ses gestes dégoutants.  Le tribunal considère donc pour ces raisons et plusieurs autres, que 6 mois de prison est la peine appropriée.