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Investissement pour les jeunes en retard de développement

Publié le 15 juillet 2019 à 13:05, modifié le 15 juillet 2019 à 16:28

Par: Fabienne Tercaefs

Québec a annoncé ce matin une aide de 900 000  dollars pour rehausser les équipes d’intervention auprès des enfants présentant un retard de développement au Bas-Saint-Laurent. Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, en a fait l’annonce à Rivière-du-Loup.

Selon les derniers chiffres de l’institut de la statistique du Québec, plus d’un enfant sur 4 qui entre en maternelle présente un retard dans au moins un domaine de développement. «On parle surtout de retard de langage qui est le plus fréquent comme dans tout le reste du Québec (…) parce que souvent ils peuvent être sous-stimulés par exemple. Donc ça c’est important parce que les populations sont peut-être plus dans les villes mais il y a des régions qu’il faut bien desservir pour s’assurer que tous nos enfants puissent se développer normalement», de dire Lionel Carmant.

L’aide qui vient d’être annoncée dans le cadre du programme Agir tôt va permettre d’engager des professionnels supplémentaires pour détecter et prendre en charge plus rapidement les difficultés des enfants. « L’avantage c’est qu’avec ces sous-là on va pouvoir faire des postes permanents donc amener une stabilité. Donc assurément on veut réduire encore plus le délais d’attente car c’est encore trop là le délais de neuf mois, mais en même temps on voit qu’il y a une amélioration.» confirme le directeur des programmes en déficience intellectuel, spectre de l’autisme et déficience physique au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Éric Saint-Laurent. Des besoins se font sentir dans des métiers comme physiothérapeute, ergothérapeute,  orthophoniste ou en éducation spécialisée. « C’est sûr que des emplois d’un professionnel c’est aux alentours de 100 000 dollars grosso modo. On a des analyses à faire, mais assurément on a des secteurs plus en besoin on est plus au niveau du KRTB ou les besoins sont un peu plus grandissants et nos délais d’attente un peu plus importants. » ajoute Éric Saint-Laurent.

Le gros problème reste, comme dans bien d’autres secteurs, celui de la main d’œuvre et d’attirer les professionnels dans nos régions. « Les jeunes sont formés dans les grands centres urbains principalement Québec et Montréal. On a offert des bourses d’études dans les dernières années, ce programme là commence à porter ses fruits mais bien évidemment c’est un secteur en grande fragilité le secteur de la réadaptation jeunesse donc on va être plus attractif en offrant des postes, des garanties d’emplois, c’est un gros plus. » explique la présidente-directrice générale du CISSS, Isabelle Malo.

Lionel Carmant a confirmé que d’autres annonces devraient être effectuées dans les mois à venir pour le Bas-Saint-Laurent.