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Internet haute vitesse: 36 % des familles en sont privées au N.-B.

Publié le 27 octobre 2021 à 17:00, modifié le 27 octobre 2021 à 17:05

Par: Gilles Duval

Un rapport de la vérificatrice-générale du Nouveau-Brunswick démontre que 36 % des familles dans la province n’ont toujours  pas accès à internet haute vitesse, malgré des investissements de 40 millions $ dans les infrastructures depuis 2003. La problématique perdure depuis des années dans les régions rurales comme le Haut-Madawaska.

La population comprend mal pourquoi elle ne peut être desservie par un service internet de qualité en 2021.

-«Nous ici, c’est très très difficile, on a rien ; ce n’est pas loin ; dans le bas de la côte, je pense qu’ils l’ont», a expliqué Jeannette Levasseur, résidente d’un secteur rural à Baker-Brook.

-«J’ai deux frères handicapés qui demeurent de l’autre côté dans un foyer de soins ; le seul accès que j’ai pour communiquer avec eux, c’est l’internet Face Time ; (…) et de fois, tiens, oups, ça coupe», a a indiqué Lisa Michaud, résidente du chemin J.-Morneault dans le quartier Baker-Brook.

Les citoyens ne se font plus d’illusions étant donné toutes les promesses du passé.

-«On paie pour la haute vitesse mais on l’a pas ; ils nous disent parce que moi, c’est la dernière maison ; ils ont mis la boîte plus loin, je suis la dernière maison et ils ne peuvent pas aller mieux que cela», a précisé Mme Michaud.

-«Moi je travaille ici et les gens qui viennent, souvent ils ne peuvent pas contacter rien ; il n’y a pas de connexion du tout, du tout», a continué Mme Levasseur.

La problématique est souvent rapportée aux élus. Les démarches se poursuivent pour tenter d’améliorer la situation.

-«Je dirais qu’à tous les mois, les gens m’envoient des textes, des courriels, disant qu’ils attendent après le service; il est grand temps que les régions rurales aient ce service-là», a dit le maire de la Communauté rurale de Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet.

Les frais sont parfois élevés pour ceux qui décident de se payer un service adéquat.

-«Il y a différentes possibilités ; mais pour dire que c’est abordable, non», a ajouté le maire Ouellet.

Ottawa a récemment rendu des fonds disponibles pour améliorer l’accès internet à haute vitesse au pays. Les provinces sont aussi appelées à faire leur part.

Clip Francine Landry

«Il y a des endroits au NB où la masse de clients potentiels ne justifie pas nécessairement les investissements qui doivent être faits par les compagnies privées; ça prend  une compensation monétaire, financière du gouvernement pour que les régions rurales soient desservies».

L’absence d’un service internet à haute vitesse peut contribuer à l’isolement social.

-«Moi ça m’apparaît très grave comme situation; je comprends que tout le monde a le téléphone et peut appeler ses proches ; mais ce n’est plus cela les normes de la communication d’aujourd’hui», a fait remarquer Julien Massicotte, professeur de sociologie à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE).

Dans le Haut-Madawaska, la problématique concerne aussi la téléphonie cellulaire puisque le signal ne peut être capté dans certains secteurs.