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Injonction contre les employés de Crustacés de Gaspé

Publié le 12 juin 2019 à 17:44, modifié le 13 juin 2019 à 09:06

Par: Etienne Malouin

Les employés de l’usine Les Crustacés de Gaspé, située à Grande-Rivière, font face à une injonction de la part de la Cour Supérieure du Québec.

La demande d’injonction a été faite de la part des dirigeants de l’usine. Elle est adressée aux employés  en lien avec des évènements qui se sont déroulés en mai dernier, mais qui se sont intensifiés au courant de la semaine dernière. Parmi les éléments reprochés, certains employés auraient menacé et intimidé des travailleurs les empêchant de livrer des cargaisons de crustacés de Grande-Rivière vers l’usine de Paspébiac. Des actes de vandalisme ont également été rapportés dans la ville de Grande-Rivière.

Pendant ce temps, le syndicat qui représente les employés de l’usine Les Crustacés de Gaspé à Grande-Rivière a fait quelques gains. Rappelons que l’entreprise qui a fermé ses portes en mars dernier tente d’en venir à une entente dans le cadre de la première convention collective de l’usine.

Lors des derniers jours, le syndicat d’Unifor a rencontré les patrons de l’usine dans le cadre d’un processus d’arbitrage. En 2 jours, 95 % des questions liées à la convention collective ont été réglées, ce qui réjouit le syndicat. La question de l’équité salariale n’est cependant toujours pas réglée. Selon le syndicat, l’avocat représentant l’usine agit de mauvaise foi afin de retarder le processus.

«Mais le problème qu’il a, c’est qu’il part en vacances lundi prochain pour un mois en Suède. Et sa prochaine disponibilité est le 21 septembre. Donc pour moi, ça n’a aucun sens d’essayer de cacher la convention collective pour  empêcher l’ouverture », mentionne le directeur québécois d’Unifor Renaud Gagné.

Le syndicat a fait des démarches auprès du ministère du Travail mercredi matin afin de trouver une manière de conclure la convention collective le plus rapidement possible. Puisque selon Renaud Gagné, le MAPAQ serait à procéder à des aménagements si les dirigeants voulaient rouvrir l’usine.

Selon le maire de Grande-Rivière, certaines modifications pourraient être apportées aux réglementations actuelles afin d’assurer une meilleure qualité de travail aux employés dès maintenant et pour les prochaines années également.

« Il faut s’assurer aussi d’avoir des travailleurs en santé. Et il faut aussi assurer la relève. Parce qu’on est dans un processus de rareté de main-d’œuvre. Donc si on veut maintenir cette activité-là en place, bien il faut être en mesure de trouver des façons d’offrir des bonnes conditions de travail », mentionne le maire de Grande-Rivière Gino Cyr.

Le maire a également mentionné le fait que l’usine doit opérer. Que plusieurs emplois y sont rattachés et qu’elle a son importance dans la ville. Donc il est prêt à aider. Que ce soit les propriétaires actuels ou des acheteurs potentiels.

« Si les propriétaires actuels décident de ne pas relancer l’usine, nous on est prêt à travailler avec des gens qui seraient prêts à reprendre et accompagner dans cette démarche-là », toujours selon le maire.

Le maire a également indiqué que malgré le fait que des étapes ont été franchies, il aurait préféré que le gouvernement agisse plus rapidement dans le dossier. En raison de la courte période d’activité rattachée à l’industrie de la pêche et surtout aux employés et familles vivant de cette industrie. Aucune entente n’est signée pour l’instant et les cages de crabes doivent être retirées de l’eau au plus tard le 30 juin prochain.