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Infrastructures routières : Pointe-à-la-Croix et Campbellton réclament plus d’investissements

Publié le 19 août 2025 à 15:30, modifié le 19 août 2025 à 15:30

Par: Louis-Philippe Morin

Des élus municipaux déplorent le manque de financement disponible pour des projets d’infrastructures routières. Au Québec, comme au Nouveau-Brunswick, les élus considèrent qu’ils devront faire des miracles avec les montants alloués. Les municipalités devront s’habituer à se faire dire non… ou trouver des solutions créatives. Vous le disiez, des municipalités voient des projets longuement étudiés être dans la voie d’accotement. Pourtant, on ne parle pas de réfections qui coûtent très cher… Ce qui ajoute à la déception des élus municipaux.

Le paysage de certains secteurs de Pointe-à-la-Croix n’a rien de bucolique. Des trous, des trottoirs qui en arrachent, des dénivellations, des accumulations d’eau… Sauf que, pour les prochains mois, il faudra oublier les réfections en profondeur.

« On a deux projets, ici, à la municipalité qu’on avait fait des demandes pour une aide financière… Malheureusement, étant donné que les coffres sont vides, on a été refusé pour nos projets. C’est quand même des projets assez importants. », affirme André Carrier, directeur général de la municipalité de Pointe-à-la-Croix.

Dans la municipalité de l’ouest de la MRC d’Avignon, on a donc dû mettre de côté l’idée de réhabiliter la rue Berthelot et la rue Blais.

« C’est sûr qu’on n’a pas les moyens de financer 1,5 million pour une rue… Si on en fait deux ou trois, parce que les infrastructures sont pas mal dû à être fait… Ils n’ont pas été fait depuis 30 ou 40 ans. Aujourd’hui, c’est tout à refaire. Sans les programmes financiers ou de l’aide financière du ministère du Transport, ça va être assez difficile. », déplore l’employé municipal.

Mais ce qui irrite les autorités municipales, c’est la raison pour laquelle le ministère des Transports refuse leurs projets… Selon ce qu’il est permis de comprendre, le fait que des demandes ont été acceptées ces dernières années leur donnerait moins de chances d’en recevoir pour les prochaines également.

« C’est pas mal le même constat dans plusieurs municipalités de la Gaspésie et même au Québec. Sauf que, les seuls qui ont vraiment réussi à avoir de l’aide financière, c’est ceux qui n’avaient pas eu de projet, ça faisait quelques années. », nous dit le directeur général.

De l’autre côté de la rivière Restigouche, la situation n’est guère mieux.

« On fait une belle liste des choses dont on a besoin et, bien entendu, les argents ne sont pas au rendez-vous. Ici, dans la communauté, on a énormément de rues à réparer. On parle de rues et de souterrains : les aqueducs et les égouts. Même la surface. Je vous dirais que 50 % de notre territoire est défectueux et je n’en mets pas beaucoup. », sourcille le maire de Campbellton, Jean-Guy Lévesque.

Dernièrement, devant le peu d’investissements alloués aux municipalités du Restigouche, les maires de la région se sont rendus à Fredericton pour s’entretenir directement avec le ministre des Transports.

« On lui a dit : cette séquence-là, à cette rapidité-là, la province et nos communautés vont demeurer dans une situation incroyable et alarmante. Les nids de poule… Qui ont 8-10-12 pouces, ça fait mal. », ajoute le maire.

Il faudra prendre l’habitude, si la tendance se maintient, à faire du rapiéçage… ou comme on dit :

« Si vous regardez en ville, c’est juste du patchage… plus du patchage, plus du patachage. », nous dit l’élu en hochant la tête.

Au moment d’écrire ces lignes, ni le ministère des Transports du Québec, ni celui du Nouveau-Brunswick n’ont répondu à nos courriels.