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Infrastructures économiques : Charlevoix-Est multiplie les études

Publié le 1 mai 2026 à 13:44, modifié le 1 mai 2026 à 13:44

Par: Jean-Baptiste Leveque

La MRC de Charlevoix-Est veut maximiser plus que jamais le potentiel économique de ses infrastructures. Pas moins de cinq études ont été commandées pour la remise en service de trains de marchandises. Et les capacités hydroélectriques du barrage de l’usine Domtar reviennent sous la loupe.

Le Conseil des maires de Charlevoix-Est est prêt à dépenser 126 559 $ pour évaluer l’état du chemin de fer et les coûts nécessaires pour y transporter des marchandises.

« On a besoin de savoir l’état des rails de La Malbaie à Clermont par exemple, on a besoin de savoir aussi l’état des passages à niveau, s’ils sont sécuritaires, on a besoin de connaître aussi la qualité des rocs, des falaises qui sont près des chemins de fer », détaille le préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Michel Couturier.

L’usine de papier de Clermont serait un bénéficiaire direct d’un retour de trains de marchandises, alors que le secteur est en pleine incertitude. Le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont, Éric Marinoff, soutient que « Domtar cherche 600 millions (de dollars) présentement. Si on est capable de sauver sur des coûts de transport, on va gruger une partie du 600 millions. »

En parallèle, la MRC reconsidère le projet de mini centrale hydroélectrique sur le barrage de l’usine. Alors que le projet était à l’abandon depuis l’été dernier, une étude complémentaire sera finalement réalisée.

« Ce ne sera pas assez pour fournir nos installations, mais ce qu’on peut aller chercher nous donne une chance de traverser le temps », réagit M. Marinoff.

Michel Couturier renchérit. « Si on réussit à faire de l’hydroélectricité avec ce barrage, c’est de l’électricité qu’on revend, mais qui réduit les coûts de production de Domtar. Vous savez, c’est beau attirer des entreprises, mais il faut tenter de consolider ce qu’on a aussi. »

Le préfet, en fonction depuis quelques mois, croit qu’il faut miser sur la diversification de l’économie et les infrastructures existantes pour revitaliser le territoire.

« Moi ce que je demande c’est : on peut-tu aller plus loin un peu? Il faut mieux développer ces atouts-là. En quel état sont-ils, comment on attaque les marchés, comment on développe un peu cette attractivité des entreprises-là. Moi c’est un mandat qui m’intéresse », affirme Michel Couturier.

Au-delà du matériel, il y a l’être humain. La MRC ira en appel d’offres pour une autre étude, cette fois sur ses besoins en main-d’œuvre qualifiée.