Incendie majeur : des souvenirs partis en fumée à Squatec
Publié le 21 octobre 2025 à 17:16, modifié le 21 octobre 2025 à 17:16
Par: Charles Boisvert
Un brasier majeur a ravagé hier une résidence de Saint-Michel-du-Squatec. Les pompiers ont dû combattre les flammes jusqu’à tard dans la nuit. L’incendie en attriste plusieurs. C’est toute la communauté qui est sous le choc aujourd’hui.
C’était un bâtiment rempli d’histoire. Des souvenirs pour plusieurs viennent de partir en fumée.
« On n’en revenait pas. On pleurait. Voyons, ça ne se peut pas que ça va tomber à terre ce monument-là », raconte Fabienne Patoine, la belle-sœur du propriétaire.
Dans la municipalité d’environ mille âmes, presque tout le monde a déjà mis les pieds au 101, rue Saint-Joseph. Au cœur du village, ce bâtiment était impossible à manquer. Il a abrité autrefois un salon de coiffure, un salon funéraire, un magasin et il y a quelques années, le Bar 101.
« Ça fait plusieurs années que nous autres on venait ici », se souvient une citoyenne de Lejeune.
« Mes premiers enfants ont habité là », souligne une ancienne résidente de la maison.
« C’était une salle de billard. Le monde s’assoyait sur la galerie. Il y a eu des tournois, des partys. Notre enfance, les jeunes, on se tenait au restaurant », ajoute Fabienne Patoine.
C’était un lieu de rassemblement par excellence pour toute la communauté.
« Ma nièce, avec ses petits bébés, on jouait aux cartes. On jouait à n’importe quoi. C’est très triste », dit-elle.
Une « grosse perte »
« C’est une partie de nous autres aussi qui s’en va », se désole une passante.
« C’est une grosse perte », reconnaît un citoyen.
Heureusement, il n’y a eu aucun blessé et les occupants ont été évacués à temps. Trois personnes ont été prises en charge par la Croix-Rouge. Un véritable élan de générosité envers les sinistrés est observé. Toute la communauté met la main à la pâte pour leur offrir de l’aide, à commencer par les pompiers.
« C’est des héros, ces pompiers-là. C’est souvent des pompiers volontaires et les pompiers, on les connaît, tout le monde se connaît. C’est une grande famille », souligne Fabienne Patoine.