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Impatience palpable à la frontière du N.-B. et de la Gaspésie

Publié le 29 juin 2020 à 16:25, modifié le 30 juin 2020 à 12:32

Par: Kevin Doyle

Les frontières entre la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick demeurent toujours fermées. Malgré la création d’une bulle avec les quatre provinces atlantiques, qui sera en vigueur le 3 juillet prochain, le gouvernement Higgs n’envisage aucune ouverture avant la mi-juillet.

Depuis quelques semaines déjà que les élus municipaux et l’opposition officielle tentent de convaincre le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, d’acquiescer à la création d’une bulle entre le Restigouche et les résidents d’Avignon-Ouest.

« Les chambres de commerce des deux côtés de la rive sollicitent le gouvernement Higgs pour créer cette bulle-là. On a même élaboré des solutions potentielles avec les codes postaux, les adresses civiques, mais il y a vraiment un blocage du côté du premier ministre Higgs », déclare le député libéral de Restigouche-Ouest, Gilles Lepage.

Les relations étroites sont utilisées comme argument depuis le tout début de la crise, ce qui ne semble toutefois pas aider la cause.

« On a des relations qui sont économiques, qui sont sociales, des relations familiales. On a beaucoup d’échanges et on a aussi une culture qui est très similaire, le Français. Il y a des anglophones dans la région, mais le noyau fort ce sont les francophones », estime le président du forum des maires du Restigouche et maire de Balmoral, Charles Bernard.

D’après monsieur Lepage, tous les efforts nécessaires ont été déployés dans le but de faire avancer le dossier.

« On essaie tout, nous comme députés on a fait jusqu’à une motion en chambre créant cette bulle ici avec le Restigouche et la Gaspésie et encore là aucune réponse, au contraire, je dirais même qu’il y a eu une réponse, il était nonchalant »

Le problème pour le nord du Nouveau-Brunswick à se faire entendre à Fredericton ne date pas d’hier.

« On est très déçus que le gouvernement du Nouveau-Brunswick avec un cabinet qui vient du sud, toutes des ministres qui viennent du sud de la province, qui ont pas de sensibilités, ils n’ont pas de compréhension de l’interaction qu’on peut avoir avec les gens du Québec », souligne monsieur Bernard.

Si certains sont ambivalents, une majorité de la population aimerait bien voir les contrôles aux frontières levés. Une marche est d’ailleurs prévue le 4 juillet prochain, tout comme celle du 18 mai dernier, pour manifester contre la fermeture des frontières au pont J.C Van Horne.