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Immigration : les préjugés restent nombreux

Publié le 1 mai 2018 à 11:48, modifié le 2 mai 2018 à 10:10

Par: Jacob Cassidy

La tournée provinciale «Nouvelles conversations» s’est arrêté hier soir à Edmundston. Cette initiative du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick insiste sur l’importance de valoriser l’immigration. Elle souhaite aussi ouvrir le dialogue pour défaire certains préjugés.

Les mythes qui entourent l’immigration sont nombreux.  Hervé Nguimo, qui s’est établi à Edmundston il y a quelques années, en est bien conscient. «J’ai un de mes amis qui m’avait dit que j’étais venu leur voler leurs jobs. Moi ce que je leur ai répondu, c’est que vu ce qui se passe à l’extérieur, il y a assez de travail, qu’il n’y pas personne pour le faire», raconte le camerounais.

Les statistiques tendent à appuyer sa réflexion. Depuis 2013, le Nouveau-Brunswick perd en moyenne 3 000 travailleurs actifs chaque année. «C’est vraiment un des premiers balbutiements de cette problématique-là qui va s’aggraver. On le sait, dans la région c’est pratiquement le plein emploi. Le taux de chômage est à 3 %», précise le directeur général du Centre de ressources pour nouveaux arrivants au Nord-Ouest, Sébastien Morneault.

«Avec le vieillissement de la population, les baby-boomers qui partent à la retraite, on n’a pas suffisamment de travailleurs pour combler le vide qui est en train de se créer et parler de l’immigration comme l’une de solutions.» -Richard Saillant, économiste et auteur

Sans l’arrivée de travailleurs étrangers, la situation aurait pu être encore plus alarmante. «Le défi c’est de maintenir les entreprises en opération, donc pour maintenir les entreprises en opération, il faut avoir de la main d’œuvre», assure M. Saillant.

 

Selon l’économiste, l’immigration a empêché l’abolition de quarts de travail dans des usines. «Lorsqu’on attire davantage d’immigrants est-ce que les salaires vont baisser? Ce qu’on voit dans les chiffres c’est plutôt l’inverse. Le Nouveau-Brunswick, de manière générale, les salaires croissent plus rapidement en moyenne que dans le reste du pays», mentionne-t-il.

Selon les experts, la situation atteindra un seuil critique dans une quinzaine d’années, si le déclin de la population active se poursuit au même rythme. C’est pourquoi ils soulignent l’importance d’agir dès maintenant.