Immigration : le Restigouche ouest se donne plus d’outils
Publié le 28 août 2024 à 17:03, modifié le 29 août 2024 à 13:57
Par: Félix Côté
Les municipalités de Kedgwick et Saint-Quentin font un pas de plus pour mieux intégrer les nouveaux arrivants. L’ouest du Restigouche fait désormais partie des 24 communautés francophones accueillantes du Canada.
Les communautés de Kedgwick et Saint-Quentin accueillent de plus en plus d’immigrants. Elles ont visiblement amélioré les services comparativement à ce qui existait il y a une douzaine d’années.
« Je suis jalouse, vraiment jalouse, parce que quand je suis arrivée, il n’y avait aucun organisme pour m’accueillir (…) aujourd’hui, on a l’Association multiculturelle d’intégration des nouveaux arrivants », raconte la conseillère en immigration à Kedgwick, Marie-José Kuate.
Les municipalités ont des ressources pour aider les nouveaux arrivants à s’adapter à la société. Et le programme fédéral bonifie le travail fait en amont.
« Ça permet d’offrir des services d’orientation aux nouveaux arrivants, des services d’accueil. Les gens arrivent et ils peuvent avoir un service de transport de l’aéroport jusqu’ici ou encore un service d’orientation quotidien pour le tracas administratif qui doit être fait à l’arrivée », le conseiller municipal à Kedgwick, Guillaume Deschênes-Thériault.
En faisant partie du programme des communautés francophones accueillantes, ces deux communautés rurales auront plus de ressources.
« Organiser davantage d’activités qui permettent un contact entre les communautés locales et les personnes nouvellement arrivées. On travaille fort dans le recrutement pour que les gens viennent s’établir, mais on souhaite qu’elles se sentent chez elles dans le Restigouche Ouest pour qu’elles s’établissent ici à long terme », ajoute le conseiller municipal.
Malgré tout, des défis demeurent, comme les différentes normes culturelles ou encore la faible disponibilité de logements et l’absence de transport en commun.
« S’il existait un moyen de transport en commun, ça aiderait les personnes à se déplacer davantage, notamment pour aller aux activités avec les enfants. Donc, le transport en commun c’est quelque chose que j’attends, ça fait 11 ans maintenant », mentionne Mme Kuate.
« Il y a un défi en matière de logement, c’est un fait. Mais, il y a du travail qui est fait, de sérieuses questions qui se posent avec les employeurs locaux qui font du travail pour développer cette offre de logement », lance M. Deschênes.