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Immigration : le Nouveau-Brunswick demande de la souplesse à Ottawa

Publié le 24 février 2025 à 15:34, modifié le 24 février 2025 à 15:34

Par: Mylene Thomas

Immigration, le nombre de places pour une résidence permanente au Nouveau-Brunswick chute de moitié. La décision d’Ottawa de réduire les demandes à travers le pays continue de faire réagir. Fredericton estime que le recul est trop important.

Le Nouveau-Brunswick doit limiter l’accueil de résidents permanents à certains secteurs-clés comme la santé, l’éducation et les métiers de la construction. Ce sont les plus touchés par le manque de main-d’œuvre. La demande de résidence permanente se fait surtout pour les détenteurs de permis de travail « le gouvernement fédéral nous demande de faire une conversion de 75 % nous on était à 89 % l’an dernier pendant que le reste du pays était à 40 %, on aurait dû être traité, basé sur les besoins et la réalité de notre province » a réagit Jean-Claude D’Amours, le ministre responsable de l’immigration au Nouveau-Brunswick.

« Ça va décourager plusieurs personnes de vouloir s’installer de vouloir rester parce que le titre de résident permanent c’est la seule chose qui garantit l’installation » a fait part Xavier Mues, coordonnateur du partenariat local en immigration du Haut-Saint-Jean.

Le nombre de places de résidence permanente passe donc de 5 500 à 2750. Des travailleurs de certaines professions comme la restauration, le commerce de détail ou encore l’hôtellerie pourraient être grandement affectés « il y a eu des commerces de détail ou de la restauration qui ont dû à un moment donné ou un autre fermé pendant certaines heures dans les journées parce qu’il n’y avait pas assez de travailleurs » a précisé Jean-Claude D’Amours.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a notamment quelques craintes en ce qui concerne les entreprises. Plusieurs font appel à des travailleurs étrangers « le taux de natalité a 1,3 enfant environ par famille, nous avons besoin des gens pour être capable de combler le marché du travail, si on veut s’assurer de pouvoir permettre à nos entreprises de survivre » a déclaré le ministre responsable de l’Immigration.

«Si une entreprise a besoin ils peuvent compléter leurs demandes, il y a suffisamment d’organismes autour pour pouvoir un peu les aider et pouvoir encadrer leurs recherches d’emploi » a relaté le coordonnateur du partenariat local en immigration du Haut-Saint-Jean.

Le ministre responsable de l’Immigration affirme que des négociations sont en cours avec le fédéral afin de trouver une piste de solution « on travaille fort avec le fédéral et puis on essaye de trouver des solutions aussi pour nos entreprises.»