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Nouvelles

Immigration : des dossiers bloqués depuis des mois

Publié le 2 mars 2021 à 17:11, modifié le 2 mars 2021 à 17:27

Par: Fabienne Tercaefs

Plusieurs immigrants installés dans nos régions, sont actuellement sans permis de travail en raison des délais de traitement de leurs dossiers. Une jeune femme de Rivière-du-Loup attend ses papiers depuis plus de 6 mois.

 

 

Audrey Callières est dans une impasse. «J’ai comme un sentiment, comme si j’avais fait tout ça pour rien. Oui c’est quand même dur à vivre», affirme la jeune femme.

L’ancienne étudiante est française et a terminé son parcours scolaire en éducation spécialisée l’été dernier à La Pocatière. A l’automne, elle a demandé un permis post-diplôme pour travailler. « Normalement les délais sont de 158 jours. Mais là ce qu’ils nous ont dit c’est qu’avec la Covid, il n’y avait plus de limite, je ne sais pas combien de temps ça va prendre», explique-t-elle.

 

Depuis des mois, sa famille l’aide financièrement. La situation commence à être pénible. «Je me sens quand même assez frustrée de me dire que j’ai des compétences, souvent je vois des offres d’emploi où on dit qu’on cherche des personnes j’ai des compétences et je pourrais être utile et on ne me donne pas un permis de travail, c’est quand même frustrant», ajoute la jeune femme.

La maison des jeunes de St-Pascal vient également de perdre une ressource puisqu’Audrey y travaillait depuis 2019. Le directeur général, Serge Binet a décidé lui aussi de se mobiliser : «Nous on voulait continuer à la garder, en travaillant ici elle prenait de l’expérience et en prenant de l’expérience tu prends plus de chance de travailler pour un employeur potentiel.»

Le député Bernard Généreux explique que 40 à 50 % des dossiers qui sont sur son bureau proviennent de citoyens qui ont des problèmes d’immigration. Il demande de revoir l’affectation des agents fédéraux et d’alléger les démarches. «Surtout d’enlever aussi ce que l’on appelle la paperasserie où le détail, c’est-à-dire d’enlever toutes les couches d’analyse et de modifier les règlements au niveau de l’application de certaines lois qui sont désuètes et beaucoup beaucoup trop lourdes à gérer en temps de pandémie», demande le député fédéral de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup.

Audrey Callières se dit déçue, car elle a étudié pour travailler et vivre au Canada. Elle s’y est fait des amis et y a trouvé l’amour. «Je me suis fixée jusqu’à mars et après je pense prendre mon billet d’avion pour rentrer», déplore la jeune femme.

Si elle retourne sur l’île de la Réunion, son  diplôme ne sera pas reconnu.