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Immersion dans le quotidien d’un pilote de karting à Rivière-du-Loup

Publié le 21 juillet 2026 à 18:07, modifié le 21 juillet 2026 à 18:07

Par: Nathanael Paul

Si les spectateurs ne voient que quelques minutes d’action sur la piste, le véritable travail d’une équipe de karting se fait surtout dans les puits. À l’occasion de la Coupe Performance Québec, CIMT a suivi l’équipe HMR Karting afin de découvrir tout ce qui se cache derrière les performances des pilotes.

Avant même le début des qualifications, les pilotes ont pu participer à sept séances de pratique. Sur un circuit urbain, chaque tour est mis à profit pour analyser le comportement du kart et effectuer des ajustements mécaniques dans l’espoir de gagner quelques précieux dixièmes de seconde.

« Tout se joue ici », résume Yannick Hurtubise, cofondateur de HMR Karting. Selon lui, près de 90 % de la performance repose sur la préparation et les réglages effectués dans les paddocks. Une fois le départ donné, il ne reste qu’à composer avec la machine.

Au-delà des journées de compétition, le karting exige un investissement considérable. Entre les épreuves de la Coupe Performance Québec et de la Coupe de Montréal, certains pilotes participent à une dizaine de courses au cours de l’été, en plus des journées d’entraînement.

« Il faut que tu adores ça, c’est un style de vie. Tous nos week-ends sont consacrés au kart », explique Hurtubise.

Des décisions prises à plus de 140 km/h

Sur la piste, les pilotes peuvent également consulter des données en temps réel, même à très haute vitesse. Certains karts ont atteint près de 140 km/h durant la fin de semaine, mais l’habitude permet aux pilotes de jeter un rapide coup d’œil aux informations affichées sans perdre leur concentration.

Comme dans tous les sports motorisés, les bris mécaniques font toutefois partie de la réalité. Avec l’expérience, les pilotes développent une connaissance très fine de leur machine et sont capables de détecter le moindre changement.

« On dit souvent que le moteur, c’est une chanson. Quand la chanson change, c’est qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas », illustre Hurtubise.

Selon la nature du problème, certains bris permettent de terminer la course, tandis que d’autres, notamment ceux touchant l’essieu ou les pneus, forcent malheureusement l’abandon.