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Hydrocarbures : la Côte-de-Gaspé laisse la porte ouverte

Publié le 18 mars 2019 à 11:38, modifié le 18 mars 2019 à 11:38

Par: Nelson Sergerie

Contrairement à la MRC de la Mitis, la MRC de la Côte-de-Gaspé garde une porte ouverte aux hydrocarbures.

Pendant que la MRC de la Matapédia réfléchit à la question, le conseil des maires de la Côte-de-Gaspé n’a pas l’intention de suivre leurs collègues de la région de Mont-Joli, qui se prononcent contre l’industrie pétrolière. Le préfet, Daniel Côté, refuse de prendre une telle position et préfère plutôt y aller au cas par cas.

C’est ainsi que la Côte-de-Gaspé  s’est prononcée contre le projet Haldimand dans le secteur Sanby Beach puisqu’il était à quelque 350 mètres de résidences en milieu urbain. La situation est tout autre pour les projets Galt de Cuda Pétrole et Gaz – et Bourque et Pieridae, en zone inhabitée. La MRC a plutôt choisi de travailler avec Québec afin de renforcer les règles entourant cette industrie et sera sur toutes les tribunes comme le BAPE si jamais les projets dans son secteur se rendent jusqu’à cette étape.

«On est en mode poser des questions, s’attendre à ce que les études appropriées soient faites. S’attendre à ce que le ministère de l’Environnement et le gouvernement du Québec qu’est la seule entité à avoir la responsabilité légale dans ce dossier-là. On s’attend à ce qu’il assume pleinement sa responsabilité dans le sens des gens et on s’attend aussi à ce que les décisions gouvernementales tiennent compte des préoccupations des peuples autochtones qu’étaient ici sur ce territoire-là, bien avant nous» explique Daniel Côté.

 

La députée réagit aux propos de du préfet de la MRC de Gaspé

La position de Daniel Côté va à l’encontre de celle de la députée, Méganne Perry Mélançon, qui maintient que tous ces projets comportent des risques.

«C’est très complexe de définir l’acceptabilité sociale de ce genre de projet. C’est un peu dans ce sens-là que j’ai voulu tout de suite sortir un peu les enjeux de l’exploitation des hydrocarbures rapidement dans le processus. La population peut plus rapidement faire part de ses inquiétudes donc c’est mon devoir en tant que représentante des citoyens de faire ressortir un peu ces risques-là et puis je crois que ça en a réveillé plus d’un que la conscience environnementale a énormément évolué dans les derniers mois, les dernières années. Alors, c’est un peu l’exercice que j’ai souhaité faire et j’ai le son de cloche de la population. Donc quand on dit que l’acceptabilité sociale pourrait atteindre les 70 %, moi je n’ai absolument pas ce même son de cloche de la part de la population» ajoute Méganne Perry Mélançon.